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vendredi 24 septembre 2021

Evaluation du paradoxe de Fermi

 Bonjour.

Voici une réflexion qui s'intéresse à un fait scientifique, sans pour autant avoir la prétention d'en être une thèse. J'expose simplement ici des idées que je peux avoir sur certains sujets, ici le paradoxe de Fermi. 


Voici une idée de protocole d’évaluation du paradoxe de Fermi et de l’hypothèse des grandes distances interstellaires comme Grand Filtre.

L’idée de ce protocole est d’évaluer les probabilités qu’un système stellaire héberge une civilisation extraterrestre avancée, en fonction principalement de la distance de ce système par rapport au système solaire. Pour cela, il faut d’abord établir une carte stellaire tridimensionnelle.

Sur cette carte, on place une sphère dont le centre est la Terre, et dont le rayon est la moitié de la distance qu’on parcouru nos plus vieilles ondes électromagnétiques émises. Ainsi, les systèmes stellaires compris dans cette sphère sont peu probables d’y abriter une civilisation avancée, car sinon cette civilisation aurait eu le temps de recevoir nos ondes et de nous en renvoyer pour établir un contact.

On peut ensuite, pour chaque système de cette carte stellaire, évaluer la date de première émission d’ondes électromagnétiques d’une civilisation intelligente qu’on pourrait être sur le point de recevoir, cette date correspondant à la date actuelle moins la durée de voyage de ces ondes à travers l’espace, en fonction des déformations de l’espace-temps. Plus un système est éloigné, plus cette date est lointaine dans le passé, et donc plus la probabilité qu’on ai rien reçu mais qu’une civilisation ai pu se développer est forte.

Il est intéressant de mettre en opposition les données obtenues par les deux opérations précédentes.

Cette démarche compte bien sûr de nombreuses limites, comme l’environnement plus ou moins propice à la vie des différents systèmes stellaires. Cependant, elle peut être un moyen d’affiner les systèmes vers lesquels se concentrer dans la recherche passionnante d’une vie extraterrestre intelligente.


dimanche 15 décembre 2019

Science et Réalité

Bonjour.

Voici aujourd'hui un texte que j'ai écrit il y a deux jours, traitant de la Science comme outil pour appréhender et comprendre la réalité.

Comment s’assurer qu’on peut comprendre la réalité avec des instruments de mesure venant de cette réalité ? Le moindre recul est impossible. On ne peut pas être extérieur à la réalité, afin de l’observer. Il s’agirait d’être omniscient, voir plus. On n’observe que ce qui est à notre porté. On fait parti de la réalité, notre matériel fait parti de la réalité, d’où un manque de recul potentiel qui m’interpelle, sans parvenir à pleinement le verbaliser.
Pourquoi la méthode scientifique est-elle valide ? Elle est empiriquement valide. C’est la meilleure méthode dont l’on dispose car c’est celle qui fonctionne le mieux. Mais qu’elle est sa validité théorique ? Existe-t-il des principes la validant définitivement ?
Comment arrive-t-on à mesurer l’infiniment petit (par exemple le boson de Higgs) avec des instruments forcément plus grossier ? Comment fonctionne de manière très précise un ordinateur, dans les moindres détails ?
Je me pose ces questions à cause de mon ignorance. Ce sont de vraies questions pour moi, qui me font presque douter de la Science. J’aimerais connaître les réponses, sachant qu’elles existent pour la plupart. Je ne les ai juste jamais étudiées en précisions, la plupart étant trop complexes pour moi. J’ai des notions de Science. Je connais certains aspects de l’informatique par exemple, comme l’algorithmique, la programmation ou encore la cryptographie. Mais il me manque l’intégralité du fonctionnement de l’ordinateur. Je sais ce qu’est un bit, mais j’ignore comment ce principe de base permet d’afficher un logiciel de traitement de texte sur un écran. Je connais plein d‘aspects d’un ordinateur, mais j’ai du mal à les relier, car je suis loin de tout connaître dans les moindre détails, je suis loin d‘avoir un modèle clair, concret et surtout exhaustif. La Science dans son intégralité me procure la même sensation.
Je ne remets pas en cause la Science. Je pointe juste le fait qu’elle me dépasse un peu, d’où mon envie, mon besoin de clarification.
J’ai un esprit critique. J’ai une approche sceptique de la réalité, étant quelqu’un de rationnel.
De part mon ignorance face à certains aspects complexes de la Science, je dois lui faire confiance, et non croire en elle, comme j’ai pu l’écrire avant. Elle n’est pas une croyance, elle est bien plus que cela : elle est la meilleure méthode pour comprendre la réalité.

Je voulais expliciter cette clarification de ma philosophie : la Science est le meilleur moyen d’atteindre la vérité. Je suis rationnel et cartésien. La philosophie est nécessaire, et poursuit le même but, explorant certains domaines qui échappent à la Science dure (la morale par exemple). L’art permet de réfléchir sur les émotions, et de les partager. Il fait réfléchir, c’est l’essentiel. Sur les émotions, certes, mais il ne consiste pas à se laisser uniquement guider par elles. On peut réfléchir sur elles a posteriori, afin d’évaluer leur légitimité, ce que j’essaie de faire. Il s’agit d’adopter une approche rationnelle de la subjectivité de l’art.

Je tiens à préciser que cela n’a rien à voir avec des croyances New Age empiriquement fausses voir absurdes et aberrantes. Jamais on ne devra détourner mes thèses comme cela. Mes définitions de la Nature et de l’Univers sont fondées sur la Science et la Philosophie. Elles permettent même d’aborder la notion d’émotions avec un raisonnement rationnel.
Je cherche uniquement la vérité, en m’appuyant sur la réalité factuelle. Si une de mes idées semble en contradiction avec la réalité, c’est soit que vous ne l’avez pas correctement comprise, soit que je me suis mal exprimé, voir que je me suis trompé.

Je dois reconnaître que ce texte développe peu les idées qu'il évoque. Il s'agit en réalité de notes rédigées, et non d'un réel essai de réflexion, d'où sa structure confuse. Il sert à cristalliser mes idées et opinions sur ce sujet, sans chercher à entre en profondeur, ce que j'espère faire prochainement.

A bientôt. 

vendredi 1 novembre 2019

Ignorance et croyance

Bonjour.

Voici une petite réflexion qui s'intéresse au lien entre ignorance et croyance.

L’ignorance est le terreau de la croyance… En tant qu’humains, on ne supporte pas qu’il n’y ait pas d’explication. L’inconnu nous est inconfortable. Ainsi, face à quelque chose qu’on ne peut pas expliquer par la logique, on imagine une explication, ne pouvant s’accommoder du mystère. La croyance commence là où s’arrête la connaissance. L’ignorance est le terreau de la croyance, que ce soit en une religion, ou en la science !
Cette dernière est bien trop grande pour être exhaustivement connue par un seul homme. Il est impossible de détenir en intégralité la connaissance de l’humanité. Cela implique la nécessité de croire en la science. La connaissance est la fin de la croyance. Ainsi, comme notre connaissance de l’univers est limitée, la croyance est-elle obligatoire ? Même en étant conscient de notre ignorance, il faut croire en la cohérence entre cette ignorance et notre connaissance. Un but noble à accomplir est de réduire cette croyance, ou du moins de la rendre la plus logique possible, la plus en adéquation avec nos connaissances, et donc avec la science.
On est entouré d’ignorance, de zones d’ombres. On connaît si peu de choses, à tous les niveaux d’existence, partout autour de nous… La réalité même nous est impalpable… On croit en notre existence et en ce qu’on voit, ce qu’on ressent. Finalement, même la persuasion de cette existence est ténue… Si on y réfléchie du moins, car la plupart des gens ne semblent pas se poser la question. C’est compréhensible, car il est difficile d’affronter la vérité : toute notre réalité semble reposer sur des bases chancelantes. L’évidence peut être trompeuse. Il est plus facile de vivre passivement, sans se poser de questions. Mais pour moi, si la réflexion est un fardeau, elle permet au moins de vivre activement dans notre réalité, donnant du sens à la vie, ou au moins l’espoir d’atteindre un plus haut niveau de sentience et de conscience.
Même si la connaissance repose sur la croyance (après tout, il faut croire que tout ce qu’on perçoit, que tout ce que l’on sait, que tout ce qu’on imagine être la réalité est vrai), il faut à tout prix chercher à approfondir cette connaissance, via la science, la philosophie et l’art, afin de limiter au maximum la croyance. Il faut être actif face à la réalité. Il faut se questionner, s’informer, s’instruire, et ainsi progresser.

J'ajouterais juste à ce texte une petite précision. Si la Science demande de la croyance, elle est très différente des religions. Elle repose avant tout sur les faits, et sur la réalité. Elle est empirique. Elle fonctionne avec la réalité. Elle cherche à expliquer l'univers, à révéler la vérité, et non à accommoder la vérité à une croyance. C'est en ça qu'elle est la source de savoir la plus fiable. 

mercredi 26 décembre 2018

Philosophie chamanique

Bonjour.

Voici un texte récent qui décrit ma vision du monde en tissant une correspondance entre ma philosophie et le chamanisme...

Ma philosophie de la Nature est un chamanisme moderne, artistique et scientifique...

Avant d'entrer dans les détails développant cette phrase, je vous préviens que j'ai des connaissances plus que limitées sur le sujet du chamanisme. A vrai dire, je dois même avouer qu'il y a encore peu, je ne connaissais que la vision romancée de la culture populaire. Même encore, je n'en connais que la définition, et ne connait que quelques maigres éléments... Cependant, cela me semble suffisant pour en appréhender l'esprit.
J'ai vraiment découvert le chamanisme en deuxième année de licence, dans un cours intitulé "Lettres et communication", qui en réalité était un cours de philosophie. Grâce à une prof absolument géniale, ce cours a été très épanouissant, un des plus grisant de ma vie. Je dois dire que ce cours correspondait parfaitement à ma vision de la philosophie, dans l'échange de pensées et le développement de réflexions sur ce qui nous entoure, sans jugements de valeurs ni dogmes historiques. Ce cours portant sur l'Inexploré, on a abordé le thème du chamanisme.
C'est alors que je me suis rendu compte que ma philosophie, que je développais depuis des années, avait des liens très fort avec cette vision du monde... Sans prendre le temps de m'informer d'avantage sur le chamanisme, j'ai cependant compris cette façon de penser, qui m'a émotionnellement touchée, car finalement ancrée au plus profond de ma réflexion et de ma vision du monde, avec quelques différences je l'admet.
Le principe fondateur du chamanisme est l'écoute des esprits de la Nature. Je dois dire que si ma philosophie n'a aucune notion surnaturelle ni religieuse, elle est basée sur les correspondances entre les éléments de l'Univers, éléments qui forment des pensées dans la Nature. Finalement, ces pensées peuvent être vues comme des esprits. Le chamane devient alors celui qui comprend ma philosophie, qui voit le monde tel que je le vois. Pour moi, le mysticisme admet une notion de beauté et de mystère qui peut sembler absente de ma vision scientifique de l'Univers. Cependant, l'art d'abord, et la science même ont une notion de beauté très forte. L'idée de comprendre les choses, de les visualiser, porte une valeur émotionnelle importante. La science est belle, puisqu'alliée à la philosophie, nous dévoile la vérité, et nous fait voir le monde, avec toutes les merveilles qu'il contient, l'existence même étant d'une beauté fascinante. Ainsi, l'alliance de la philosophie, de la science et de l'art possède pour moi une valeur poétique absolument merveilleuse. Cela vient surement de mes synesthésies, créant des correspondances entre le factuel et le sensoriel, clés de la compréhension réelle de l'Univers et de la Nature pour moi.
Enfin, un dernier argument vient étayer mon parallèle entre ma philosophie et le chamanisme. En effet, le chamane évoque souvent les esprits grâce à son tambour, se mettant en transe... Ainsi, la création artistique lui donne les clés vers le monde des esprits. C'est donc une coïncidence d'une beauté symbolique inouïe que ma pensée philosophique prenne sa source dans l'état de transe que je ressens lorsque je joue de la batterie, qui n'est rien de plus qu'une percussion... L'art est donc la clé pour lier philosophie, science et poésie, et ainsi accéder à la vérité... Cette vision des choses valide ma pensée, ma réflexion. Et surtout, elle est pour moi vecteur d'une beauté transcendantale, ajoutant une valeur émotionnelle à ma vision de l'Univers et de la Nature.

Je suis donc un Chamane, dans ma vision moderne des choses: un artiste qui voit le monde en liant science et philosophie, et qui accède donc à la vérité grâce à l'art...

Je me répète, mais les textes que je vous partage en ce moment sont suffisamment récents (contrairement à ceux du début de ce blog) pour que je n'ai pas besoin de les commenter et de les développer. Ils se suffisent à eux-même, développant et justifiant leur propos.
Surtout, je pourrais les développer et les analyser. Mais comme je l'ai souvent dis, je subis en ce moment un manque de temps et une fatigue intellectuelle qui m'empêchent de faire cela. C'est frustrant et difficile à vivre car je me sens diminué, en dessous de mon potentiel. Mais je dois accepter cela, et donc vous partager mes réflexions passées, sans avoir la force de progresser en m'appuyant dessus comme base de nouvelles réflexions...