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vendredi 1 novembre 2019

L'imaginaire est essentiel

Bonjour.

Voici un texte qui traite de l'imaginaire, et de son importance pour la vie consciente.

L’imaginaire est essentiel. Il permet de faire face à la morosité de la réalité. Il permet de supporter notre vie.
Le constat est simple à faire. Il suffit de comparer notre vie à celle des imaginaires qu’on appréhende. Pour l’essentiel d’entre nous, nos vies ne sont pas palpitantes. Certes, le bonheur est accessible, à travers les petits plaisirs de la vie, la réalisation des désirs, voir l’épanouissement dans une passion. Mais il est indéniable que nous envions nos imaginaires. La vie est source de frustration. La réalité est dure et morne. Il faut se battre pour s’épanouir. Il s’agit certes d’une aventure, mais qui semble dénuée de sens. Nos imaginaires sont colorés, et gorgés d’aventures. Ils sont palpitants. Ils relèvent du rêve, et donc du fantasme. Ils présentent une version idéalisée de nos vies.
Se plonger dans un imaginaire, aussi sombre soit il, c’est s’égarer, c’est s’échapper, c’est s’évader. C’est fuir la réalité.
Qu’importe l’imaginaire, lorsqu'on y entre, on est le héro. On est au centre de l’histoire. L’aventure est rarement vaine, il y a toujours une leçon à tirer, on s’en sort grandi. Rien n’est plus faux pour la réalité.
La plupart d’entre nous ne sommes que des poussières égarées dans l’univers. Face à l’immensité, nous ne sommes rien. Nous sommes vains face au temps, face à l’infini, face à l’existence. Nous ne sommes à peine que des rouages d’une gargantuesque machine. Nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans l’océan. Qu’un grain de sable dans le désert. Et pour la plupart d’entre nous, nous sommes insignifiants. Nous ne laisserons aucune trace dans l’histoire. Nous ne pouvons que prétendre nous battre pour notre survie, notre bonheur, et éventuellement celui de notre entourage proche. Nous sommes loin d’être au centre de l’histoire. Il y a rarement un autre aboutissement à la vie que la mort et l’oubli.
Ainsi, face à cette réalité vaine, l’imaginaire est un échappatoire. Il permet d’oublier notre condition futile, et permet de rêver. Même lorsqu’on imagine notre propre vie, on la fantasme, l’idéalise. Surtout, on revient au centre de l’histoire, là où on ne l’est jamais en réalité. On observe la réalité de notre point de vue interne, mais on n’incarne jamais le centre de l’histoire. On subit le destin, qui n’est que le déroulement de la réalité, dont on n’arrive même pas à appréhender la surface.
L’imaginaire est donc le moyen de survivre à la vie. S’il ne lui donne pas de sens, il permet au moins d’oublier pour un instant la futilité de l’existence.

Si je décris la vie, la réalité comme étant morose, elle est loin d'être dénuée de beauté. Comme je l'ai précisé avant, pas besoin de mythes et légendes pour trouver de poésie dans la nature. L'existence même est magnifique. Grâce à science, on peut lire et comprendre l'univers, source de beauté infinie. Malheureusement, notre réalité quotidienne est bien morne dans notre société actuelle, d'où l'importance de l'art, de l'imaginaire et de la capacité à voir la beauté cachée de la réalité. 

mercredi 3 avril 2019

L'imaginaire est mon monde

Bonjour.

Cette semaine, je vous propose une réflexion qui peut paraître cynique comme poétique...

L’imaginaire est mon monde. Depuis mon enfance, j’imagine des mondes dans lesquels je m’évade. Avec une certaine maturité gagnée depuis l’adolescence, plusieurs de ces mondes ont été développés, devenant des œuvres diverses, aussi bien musicales que littéraires. J’ai imaginé plusieurs réalités complexes et riches, plusieurs imaginaires, dans lesquels je m’évade régulièrement. Si je suis bien sûr conscient que ce sont des imaginaires irréalistes, ces mondes sont importants pour moi. Ils y contiennent mon univers, ma façon de penser, mon imaginaire…
Au delà de ces divers mondes fantaisistes que j’ai créé, et dans lesquels j’aime m’évader, j’imagine très régulièrement ce que ma vie pourrait devenir ou ce qu’elle aurait pu devenir. Me basant sur la réalité, je rêve d’épanouissement artistique et philosophique dans ce monde. Je rêve de vivre de mes œuvres artistiques, je rêve d’avoir la vie que j’aimerais avoir. J’imagine vivre à ma place dans l’univers. En modifiant quelques éléments de la réalité, j’imagine une nouvelle causalité menant à une vie réaliste mais différente. J’imagine régulièrement les autres temporalités de ce monde dans lequel je vis.
Finalement, plus je vieillis, et plus je me rends compte que ma vraie vie, celle qui compte vraiment, est la vie que je m’imagine. Celle dont je suis intimement persuadé devoir vivre. C’est un constat difficile à faire. Ma vraie vie est vécue en parallèle, cachée, dans mon imaginaire. Je suis un artiste qui s’épanouit en dehors de la réalité. Passant à côté de la vie que j’aurais du avoir, de la vie pour laquelle je suis fait, je la vis dans mon imaginaire. Cet état des fait doux-amer est ma réalité. C’est pourquoi l’imaginaire est mon monde, le seul qui compte vraiment.

Une fois encore, n'ayant pas le temps ni l'énergie de développer cette réflexion, je vous dis à la semaine prochaine!