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vendredi 24 septembre 2021

My heart beats with the tempo of the drums

 Bonjour.

Aujourd'hui, voici une réflexion particulièrement autocentrée ! Cette introspection sur un aspect particulièrement précis de ma vie ne vous intéressera peut-être pas, mais j'ai quand même voulu vous la partager. 

Dans mes chansons, j’utilise souvent la phrase « My heart beats with the tempo of the drums » (mon cœur bat avec le tempo de la batterie). Cette phrase permet de décrire mon amour de l’instrument, et de la musique en général. Elle montre à quel point la musique est importante pour moi, à quel point ma vie en dépend, à quel point je suis en phase avec elle. Cependant, cette phrase signifie même plus que cela.

En effet, cette phrase s’inspire d’une réelle observation : lorsque je joue de la batterie, les battements de mon cœur semblent s’aligner sur le tempo de la musique que je joue. Je suis réellement en phase avec la musique. Il semblerait que j’ai un ressenti biologique du tempo. Je fais réellement corps avec la musique.

Cette observation est intéressante, car elle initie des explications passionnantes quant à certains aspects de mon interprétation musicale, et de ce que je ressens en jouant.

En concert, j’accélère très souvent le tempo. Avec l’excitation du live, mon corps doit sécréter de l’adrénaline, ce qui fait que mon cœur doit battre plus vite, et donc que j’accélère naturellement le tempo, vu que ces deux battements sont liés pour moi.

Ce phénomène est encore plus passionnant que de prime abord car je n’ai pas pleinement conscience que j’accélère le tempo en concert. Je peux ressentir de la fatigue et de la difficulté à jouer, mais je ne ressens pas que cela vient du fait que je joue bien plus vite que d’habitude. En effet, j’ai l’illusion que je joue au même tempo que d’habitude, pas plus vite, comme si le temps ralentissait autour de moi.

Cette observation permet donc de se questionner quant à notre perception du temps, potentiellement liée au rythme cardiaque. Notre temps vécu dépend-il de notre rythme biologique ? C’est en tout cas ce que je ressens en jouant de la batterie : lorsque mon rythme cardiaque s’accélère à cause de l’excitation du live, j’ai une perception du temps accélérée, comme si la seconde passait plus lentement. Peut-être que lorsque le rythme cardiaque est rapide, on est plus alerte, et donc le temps semble plus lent. Il ne s’agit cependant pas de la même illusion que lorsqu’on s’ennuie : dans ce cas, le temps semble lent car on le remarque, on y prête attention. Dans l’action, le temps semble plus rapide car on n’y pense pas. C’est d’ailleurs assez cocasse que ces deux illusions se mélangent pour moi en concert : le temps semble aller à toute allure, une heure semblant durer 15min, à cause de l’état d’excitation et de bonheur que je ressens dans ces moments là, alors que je joue vite, comme si mon temps propre était plus lent, comme si j’avais une perception instantanée plus fine. Mon temps de l’instant ralenti, alors que mon temps de la durée s’accélère !

Quoiqu’il arrive, s’il y a une chose que ces perceptions signifient, c’est que je fais corps avec la musique, que je suis en phase avec la musique.

Pour moi, l’instinct est essentiel dans la musique. Si j’aime réfléchir a posteriori, comme je le fais dans ce texte, il est essentiel que l’interprétation musicale soit instinctive. Ainsi, cette observation du rythme cardiaque en accord avec le tempo rentre dans ce cadre de ressenti instinctif de la musique.

Un exemple particulièrement parlant de mon entrée en phase transcendantale avec la musique est le chanson Like you’ve bitten the Snake, chanson extrêmement importante pour moi vu qu’elle est totémique de mon être artistique. Le morceau est celui que j’interprète le plus bestialement, instinctivement, de part son côté sauvage fondamental. En live, je l’ai parfois joué beaucoup trop vite, probablement du à l’adrénaline du concert, et du fait que je me lâche complètement sur celui-ci, y libérant mon instinct bestial. J’ai récemment remarqué que lorsque je mets les bruitages d’intro du morceau (des bruitages de jungle sauvage), je respecte bien plus le tempo d’origine du morceau, collant plus à la version idéale de cette chanson. C’est comme si mon instinct avait besoin de ces bruitages pour entrer en phase avec le morceau, pour se connecter à lui, pour que ma transe ait le bon groove…

La musique est la chose la plus importante dans ma vie. Elle me passionne profondément, et me permet de me connecter à mon instinct animal. Je suis un être sauvage musical, un artiste chamane… Mon cœur bats en rythme avec le tempo de la batterie !


mercredi 21 mars 2018

Précisions sur la perception sentimentale de mon jeu de batterie

Bonjour.

Voici aujourd'hui un texte assez personnel qui analyse mon jeu de batterie. Etant pour moi quelque chose d'important, même au niveau philosophique, je trouve intéressant de mener ce genre de rétrospective. 

Ce court texte fait référence à mon état de pensée (ou plutôt mon absence de pensée, noyée par le plaisir) créant, construisant mon jeu de batterie en live. Ce sentiment est apparu plusieurs fois, lors de concerts particulièrement intenses. 
Ce texte a pour but d’expliciter comment dans ces grands moments de plaisir, mon corps arrive à jouer sans esprit pour le contrôler, de façon à éviter une erreur.
En effet, comment expliquer que mon corps arrive à continuer à vivre, et surtout à jouer, alors que mon esprit n’existe plus, débordé par le plaisir intense et transcendant de ce genre de moment ? Il y a deux façons d’arriver à ce résultat.
La première explication est le fait de connaître la partition par cœur. On joue la partition exacte, comme une machine froide et dénuée de sentiments et de pensée. Ce n’est bien sûr pas mon cas. Pour preuve, je ne joue jamais deux fois de la même manière le même morceau, laissant toujours une part importante à l'improvisation.
La deuxième explication, la vraie dans mon cas et la plus naturelle, la plus agréable et souhaitable, est la suivante. Mon esprit étant inactif car inondé de plaisir, l’instinct prend le relais du contrôle de mon corps. Je joue alors naturellement ce que l’Univers a décidé pour moi. La musique vient alors d’un endroit qui nous dépasse, de quelque chose de bien plus grand que nous. Elle vient de la Nature, de l’Univers, et comme les animaux et toute autre entité reliée à la Nature (tout sauf l’Homme), elle contrôle mon corps et me fait entrevoir ma place dans l’Univers, dans la Nature. Elle me montre mon moi-animal, ma véritable personnalité, ma place dans son entité, dans le tout.
Le plaisir est le secret de cet instinct retrouvé, dans sa forme la plus intense.
D’autres moments de la vie peuvent me permettre d’atteindre un niveau de plaisir suffisant pour retrouver mon instinct, ma clairvoyance dans le tout qu’est l’Univers, la Nature. Dans l’ordre décroissant d’efficacité et d’intensité de plaisir, après les concerts où je joue de la batterie :
_ Les concerts où je joue de la guitare.
_ Les concerts d’autres groupes, et particulièrement mes groupes préférés (plus intense : concert exceptionnel de KISS au Hellfest 2013).
_ Les films et moments d’excitations culturelles (ex : Star Wars (films et conventions), Avatar, Avengers, etc…)
_ L’écoute de la musique (plus intense : KISS, et particulièrement Black Diamond).
_ La répétition en groupe, et exercices et grooves solos de batterie ou guitare.
_ Orgasmes et relations sexuelles.

Ce texte développe peu mes thèses philosophiques. Cependant, il montre qu'elles sont applicables au niveau de ma vie quotidienne. Surtout, il montre en quoi elles sont importantes pour moi, puisqu'elles expliquent une part importante de ma vie, qui en est d'ailleurs la source. Ainsi, on y retrouve mes thèses les plus importantes sur la Nature et la place de l'Homme en son sein, telles qu'elles étaient à l'époque...