mercredi 26 décembre 2018

Philosophie chamanique

Bonjour.

Voici un texte récent qui décrit ma vision du monde en tissant une correspondance entre ma philosophie et le chamanisme...

Ma philosophie de la Nature est un chamanisme moderne, artistique et scientifique...

Avant d'entrer dans les détails développant cette phrase, je vous préviens que j'ai des connaissances plus que limitées sur le sujet du chamanisme. A vrai dire, je dois même avouer qu'il y a encore peu, je ne connaissais que la vision romancée de la culture populaire. Même encore, je n'en connais que la définition, et ne connait que quelques maigres éléments... Cependant, cela me semble suffisant pour en appréhender l'esprit.
J'ai vraiment découvert le chamanisme en deuxième année de licence, dans un cours intitulé "Lettres et communication", qui en réalité était un cours de philosophie. Grâce à une prof absolument géniale, ce cours a été très épanouissant, un des plus grisant de ma vie. Je dois dire que ce cours correspondait parfaitement à ma vision de la philosophie, dans l'échange de pensées et le développement de réflexions sur ce qui nous entoure, sans jugements de valeurs ni dogmes historiques. Ce cours portant sur l'Inexploré, on a abordé le thème du chamanisme.
C'est alors que je me suis rendu compte que ma philosophie, que je développais depuis des années, avait des liens très fort avec cette vision du monde... Sans prendre le temps de m'informer d'avantage sur le chamanisme, j'ai cependant compris cette façon de penser, qui m'a émotionnellement touchée, car finalement ancrée au plus profond de ma réflexion et de ma vision du monde, avec quelques différences je l'admet.
Le principe fondateur du chamanisme est l'écoute des esprits de la Nature. Je dois dire que si ma philosophie n'a aucune notion surnaturelle ni religieuse, elle est basée sur les correspondances entre les éléments de l'Univers, éléments qui forment des pensées dans la Nature. Finalement, ces pensées peuvent être vues comme des esprits. Le chamane devient alors celui qui comprend ma philosophie, qui voit le monde tel que je le vois. Pour moi, le mysticisme admet une notion de beauté et de mystère qui peut sembler absente de ma vision scientifique de l'Univers. Cependant, l'art d'abord, et la science même ont une notion de beauté très forte. L'idée de comprendre les choses, de les visualiser, porte une valeur émotionnelle importante. La science est belle, puisqu'alliée à la philosophie, nous dévoile la vérité, et nous fait voir le monde, avec toutes les merveilles qu'il contient, l'existence même étant d'une beauté fascinante. Ainsi, l'alliance de la philosophie, de la science et de l'art possède pour moi une valeur poétique absolument merveilleuse. Cela vient surement de mes synesthésies, créant des correspondances entre le factuel et le sensoriel, clés de la compréhension réelle de l'Univers et de la Nature pour moi.
Enfin, un dernier argument vient étayer mon parallèle entre ma philosophie et le chamanisme. En effet, le chamane évoque souvent les esprits grâce à son tambour, se mettant en transe... Ainsi, la création artistique lui donne les clés vers le monde des esprits. C'est donc une coïncidence d'une beauté symbolique inouïe que ma pensée philosophique prenne sa source dans l'état de transe que je ressens lorsque je joue de la batterie, qui n'est rien de plus qu'une percussion... L'art est donc la clé pour lier philosophie, science et poésie, et ainsi accéder à la vérité... Cette vision des choses valide ma pensée, ma réflexion. Et surtout, elle est pour moi vecteur d'une beauté transcendantale, ajoutant une valeur émotionnelle à ma vision de l'Univers et de la Nature.

Je suis donc un Chamane, dans ma vision moderne des choses: un artiste qui voit le monde en liant science et philosophie, et qui accède donc à la vérité grâce à l'art...

Je me répète, mais les textes que je vous partage en ce moment sont suffisamment récents (contrairement à ceux du début de ce blog) pour que je n'ai pas besoin de les commenter et de les développer. Ils se suffisent à eux-même, développant et justifiant leur propos.
Surtout, je pourrais les développer et les analyser. Mais comme je l'ai souvent dis, je subis en ce moment un manque de temps et une fatigue intellectuelle qui m'empêchent de faire cela. C'est frustrant et difficile à vivre car je me sens diminué, en dessous de mon potentiel. Mais je dois accepter cela, et donc vous partager mes réflexions passées, sans avoir la force de progresser en m'appuyant dessus comme base de nouvelles réflexions... 

mercredi 19 décembre 2018

Exposé sur les synesthésies

Bonjour.

Je suis synesthète. C'est un aspect de ma vie qui est fondamental, car il influe sur ma perception du monde, et sur mon esprit scientifique, philosophique et surtout artistique. C'est pourquoi en 2e année de licence, dans un cours de philosophie (maquillé sous l’appellation "Lettres et communication"), j'ai fait un exposé traitant du sujet. Cet exposé oral a été structuré comme une dissertation philosophique, dont voici la transcription écrite, sous forme de synthèse rédigée. 

Introduction :
Le sujet de cet exposé est la synesthésie, qui est la faculté d’associer les sens, comme l’illustre la phrase extraite de la chanson « New York avec toi » de Téléphone : « Les flaques de peinture sur les murs ont parfois la couleur des sons que tu bois ».
Dans un premier temps, je voulais présenter le lien entre la création artistique et l’inexploré. Cependant, ce thème très personnel dépend beaucoup de la vision que chacun se fait de la création artistique, les artistes ayant de très nombreuses manières différentes de composer. Ainsi, comme personnellement les synesthésies jouent un rôle dans ma façon de composer, j’ai décidé d’en faire le thème de cet exposé car je l’ai trouvé plus intéressant.
En abordant ce thème, une question apparaît : en quoi la synesthésie, phénomène encore inconnu donc inexploré, permet de découvrir une nouvelle vision du monde, et ainsi d’affronter l’inexploré grâce à l’association des sensations ?
Pour répondre à cette question, je me suis appuyé sur les sources suivantes :
_ Article « A la recherche d’un sixième sens » de Julien Ide (https://riennepresse.files.wordpress.com/2011/05/a-la-recherche-du-sixic3a8me-sens_julien-ide.pdf )
_ Site internet « Projet synesthéorie » (http://synestheorie.fr/synesthesie/#.VmmdfvmG9Gl )
_ Poème « Correspondances » de Charles Baudelaire, extrait des Fleurs du mal, avec l’analyse de Lucien Dauphin.
Nous allons donc répondre à cette question en voyant d’abord les premiers éléments scientifiques et définitionnels des synesthésies. Nous aborderons ensuite le lien entre synesthésie et création artistique pour arriver enfin à une perception du monde élargie.


I) Définitions et précisions scientifiques :
La synesthésie est définie comme une association spontanée et involontaire de modalités sensorielles différentes. Il peut s’agir d’une association des sens mais aussi des sensations.
Par exemple, certains synesthètes (personnes qui expérimentent des synesthésies) peuvent voir les chiffres en couleurs, d’autres peuvent goûter la rugosité d’une surface, sentir le parfum des mots, ou associer chaque chiffre à un genre. Personnellement, je vois la musique en couleur. Ces synesthésies sont propres à chacun : deux synesthètes peuvent par exemple voir la musique en couleur, mais là où l’un verra le mi en bleu, l’autre le verra en rouge. Il en existe une multitude de sorte (plus de 100), certaines étant plus fréquentes que d’autres.
Cette faculté n’est pas liée à une pathologie, même si certains synesthètes craignent de passer pour fous. En effet, les synesthésies sont classées par les scientifiques comme des sensations normales et non comme des hallucinations. La plupart des synesthètes les ressentent comme des associations normales, jusqu’à ce qu’ils remarquent que les autres ne font pas ses associations. En général, les synesthètes le sont depuis toujours. Cependant, on peut en ressentir temporairement sous LSD ou lors d’orgasmes. Il arrive également que certaines personnes deviennent synesthètes après un accident cérébral. Parallèlement à cela, il n’existe pas de profil type pour les synesthètes. Il s’agit de personnes normales en général. De plus, les synesthètes semblent en moyenne posséder une bonne mémoire, supérieure à la moyenne. Environ 4 à 5% de la population est synesthète.
Une théorie scientifique a été formulée pour expliquer le phénomène des synesthésies. Cette théorie part du fait que chaque sensation est reliée à une zone spécifique du cerveau. Lorsqu’on est un fœtus, ces zones sont liées par des connections neuronales qu’on garde jusqu’à la petite enfance. Puis ces liaisons disparaissent graduellement en général lors du développement de l’enfant jusqu’à disparaître complètement lors de l’adolescence. Les synesthètes eux garderaient ces connections intactes, ou du moins en partie. Ces connexions seraient la cause des synesthésies. Cette théorie explique aussi le fait que certaines synesthésies sont plus fréquentes que d’autres : les synesthésies plus fréquentes sont celles qui concernent des régions voisines des sensations.
On remarque que beaucoup de synesthètes se tournent vers l’art. On remarque également que de nombreux synesthètes sont des artistes connus : Pharrel Williams (musicien), Wassily Kandisky (peintre), Vladimir Nabokov (auteur), Charles Baudelaire (poète)...


II) L’art et la synesthésie :
La synesthésie nourrit et favorise la création artistique. En effet, la synesthésie inspire. Personnellement, je compose à partir d’associations de couleurs. Ainsi, ma synesthésie m’a permis de faciliter un processus complexe tel que la composition. J’ai ainsi pu créer des choses sans grande connaissance technique, en suivant l’harmonie des couleurs que me montrait ma synesthésie.
De plus, par cet aspect associatif, la synesthésie est un pont entre les arts. En effet, si on peut entendre la peinture ou regarder la musique, on peut alors associer une forme d’art qui nous touche particulièrement à une forme d’art qui nous touche moins. Ainsi, la deuxième forme est décuplée par la première via ces liaisons sensorielles. Les connexions entre les arts sont renforcées. Par ces mélanges de sensation, les synesthètes éprouvent plus de plaisir dans l’art. Ils se sentent plus touchés, ressentant du plaisir par plus de sens que les gens normaux devant une œuvre.
Enfin, l’art permet d’exprimer ces correspondances au-delà de ce que les mots peuvent. En effet, il permet d’exprimer ce que les mots ne peuvent pas, traduisant les sensations ressenties par des œuvres artistiques qui traduisent ces liaisons sensibles.
Pour illustrer la place de la synesthésie dans l’art, on va voir une rapide étude du poème « Correspondances » de Baudelaire.
Charles Baudelaire est un poète français né en 1821 et mort en 1867. Son poème « Correspondances » est la clé de son œuvre la plus célèbre : « les Fleurs du mal ». Comme l’indique le titre de ce poème, la synesthésie est un des thèmes principaux du poème. Par exemple, dans les vers 8 à 10, Baudelaire décrit plusieurs synesthésies, associant des sensations et des choses, créant des liens inhabituels. Le sens roi dans ce poème est l’odorat, qui est le point de départ des synesthésies. Dans le vers 11, il ajoute une valeur morale aux synesthésies, les amenant vers une dimension métaphysique.
Ainsi, ce poème donne les clefs pour comprendre ce recueil : il offre une nouvelle vision du monde.


III) Une perception du monde élargie :
On peut penser que les synesthètes sont réceptifs à l’art car leur synesthésie leur permet d’élargir leur vision du monde. Comme on l’a vu, l’art permet d’exprimer cette vision du monde : c’est leur traducteur. Il devient le langage des synesthètes approprié à leurs sensations. De plus, l’art élargie ces synesthésies. En effet, les œuvres artistiques bousculent nos sens, nous obligeant à les ouvrir devant elles, stimulant nos sensations, ce qui développe les synesthésies pour ceux qui en ressentent.
Egalement, les correspondances entre les sens peuvent amener à une autre façon de voir, de ressentir le monde. En effet, elles permettent de lier des choses de l’univers qui ne le sont pas pour les gens normaux. On peut y voir un parallèle avec l’extrait de Caillois étudié en classe, «  le champ des signes ». La synesthésie peut permettre de ressentir le sens caché des choses inertes, comme par exemple donner aux pierres une valeur sensible.
Ainsi, on observe que la synesthésie  lie l’art et la Science. Cette faculté peut conduire les synesthètes vers un univers sensible et poétique. Par exemple, Daniel Tammet (un synesthète célèbre) arrive à réciter les 22 514 premières décimales de pi en associant à chaque chiffre une couleur et une forme. Ainsi, ses synesthésies ont accru ses facultés, lui donnant certaines facilités en liant l’inerte au sensible.
On peut alors penser que la synesthésie amène à la création d’une nouvelle culture dans laquelle l’art et la Science sont liés. Cette culture, développée et partagée par les synesthètes, tisse des liens quasi-mystiques, métaphysiques entre l’univers inerte de la Science et l’univers sensible de l’art.


Conclusion :
A travers cet exposé, on voulait déterminer en quoi la synesthésie permet de découvrir une nouvelle vision du monde. Pour répondre à cette question, on a vu que la synesthésie, de part ses associations de sensations, permet la création artistique et l’expression d’une nouvelle vision du monde élargie.
Ainsi, la synesthésie fait des associations, des correspondances qui ouvrent les portes de nouvelles perceptions, d’un univers où l’art et la Science sont liés, permettant de révolutionner ces deux disciplines et de construire une nouvelle culture vers une autre définition de la réalité.
On peut alors se poser la question de la place de la Nature dans cette nouvelle vision de l’univers : comme illustré par le poème Correspondance, les synesthésies ne permettraient-elles pas de communier avec la Nature, ces perceptions unies dévoilant le vrai visage de l’univers et permettant ainsi de sentir ce qu’est vraiment la Nature, à travers la raison mais aussi le ressentie qui sont désormais liés ? En effet, les synesthésies pourraient être l’expression d’un instinct primaire qu’on possède à l’état de fœtus, d’une fonction naturelle qu’on perd en grandissant...

Comme toujours en ce moment, je n'ai pas la force de commenter en profondeur cette synthèse. L'ouverture en elle même mériterait un texte entier de développement.
Je conclurais donc juste en ajoutant un élément: je dis souvent que ma synesthésie consiste à voir la musique en couleur. C'est en effet ma synesthésie la plus forte, mais je me suis rendu compte que toutes mes sensations, ou presque, étaient perçues en couleurs: les sons, les odeurs, les goûts, les douleurs, etc... 


mercredi 12 décembre 2018

Imagination inconsciente

Bonjour.

Je reviens aujourd'hui sur une expérience très particulière que j'ai vécu, et qui me trouble encore. 

Il y a environ un mois, il m'est arrivé une expérience particulière qui m'a beaucoup troublé. Je dois dire que depuis cet événement, je me sens changé, un nouvel aspect de la vie et surtout de mon esprit me préoccupant beaucoup, qui nécessite une grande réflexion de ma part. Si je ne vais pas pleinement mener à bout cette réflexion dans ce texte (cela nécessite du temps et de l'énergie que je n'ai pas au moment où j'écris ces lignes), je vais relever ce phénomène, essayer d'y mettre un cadre, de me questionner à son sujet, et de donner des pistes de réflexion que je développerais par la suite.
Voici déjà la description de l’événement en question. Depuis des années, j'écris des idées de nouvelles de science-fiction, qui sont toutes ancrées dans un univers partagé cohérent. Et il y a un mois donc, pendant que je dormais, j'ai rêvais que j'imaginais une nouvelle histoire lors d'une séance d'écriture en classe... A mon réveil, je me rappelais de ce rêve en détail, y compris cette idée d'histoire, que j'ai donc écrit le soir venu... Cette idée était nouvelle, et s'insérait parfaitement dans mon oeuvre littéraire. J'ai donc imaginé et créé dans mon sommeil! Mon inconscient (ou mon subconscient, je n'ai jamais étudié ces notions donc je ne suis pas parfaitement à l'aise avec elles) a été créatif!
Il faut dire que depuis environ deux mois, je suis troublé par mon sommeil. Plus que jamais, la limite entre réalité et rêve est très floue pour moi. Mes rêves sont de plus en plus réalistes (pas dans le sens de crédible, mais dans le sens où j'ai réellement l'impression de les vivre). Je me souvient de plus en plus clairement d'eux à mon réveil, comme s'il s'agissait de souvenirs. Enfin, mon moi des rêves est de plus en plus proche de mon moi conscient, puisque je réfléchie et pense dans ces rêves comme je le fais dans ma vie. Si j'ai déjà eu ce genre de rêves depuis mon enfance (je me souviens en particulier d'un où j'ai rêvé qu'un orque remontait la partie salée de la rivière de la ville où j'habitais, et j'avais alors pensé que je le raconterais à une amie un peu vantarde et fan des orques; j'étais alors en primaire), leur fréquence et leur clarté est vraiment inédite depuis très peu de temps.
Si cela me perturbe en soit, le fait que mon moi des rêves arrive à créer comme le fait mon moi réel est vraiment quelque chose d'inédit. Certes, la création artistique est déjà quelque chose de mystique et d'inconnu en soit, qui intervient de manière difficilement descriptible lorsque je suis conscient. Mais c'est encore plus difficile à comprendre lorsque je dors!
Je n'arrive pour l'instant pas à expliquer ce phénomène, ni à en appréhender la portée philosophique... Malheureusement, je suis dans une période de ma vie et de mes études où je n'ai pas le temps ni l'énergie nécessaire à mener une réflexion poussée sur ces questions. J'y reviendrais surement plus tard, car cela me parais fondamental...

Ce texte pose dès le départ ses ambitions, et y répond. Ainsi, j'évoque le fait qu'il faudra que je revienne et réfléchisse plus en profondeur sur ce phénomène. Malheureusement, je ne suis pas en condition de le faire actuellement. La question reste donc ouverte. 

mercredi 5 décembre 2018

Précisions sur le temps vécu

Bonjour.

Le temps est l'une des premières notions philosophiques au quelle j'ai consacré énormément de réflexion. C'est pour moi une notion fondamentale et passionnante. C'est pourquoi dans ce texte récent, je reviens sur cette notion, dans son aspect vécu.

Comme je l'ai plusieurs fois indiqué dans mon oeuvre philosophique, j'ai une vision du temps vécu particulière. Je vais donc dans ce court texte l'expliciter encore.
Je vais ici parler du temps vécu, ressenti par notre esprit. En effet, je ne vais pas aborder le temps physique tel que décrit dans la théorie de la relativité d'Einstein. Pour moi, ce temps de la Physique est absolu, dans le sens où il est régit par des lois physiques rigides (il n'est pas universel, mais suit une loi qui l'est). Ainsi, ce temps n'est pas le propos de ce texte. Je vais m'intéresser uniquement à notre façon de percevoir ce temps.
Comme je l'ai déjà expliqué, notre façon de ressentir le temps est loin d'être linéaire. Je ne vais pas aborder les singularités que sont l'arrêt du temps lointain ni les correspondances temporelles, pour plutôt me concentrer sur sa structure globale (c'est comme si par métaphore avec l'Univers, je m'intéressais ici à en décrire la structure globale sans m'intéresser aux trous de verre ni au aux trous noirs; vous conviendrez que cette étude a quand même de l'intérêt, car ces cas particuliers nécessitent une étude à part entière, que j'ai déjà entrepris dans d'autres textes).
Pour notre esprit, nous ne percevons pas le temps comme absolu, ni comme comme une dimension de l'Univers comme l'espace par exemple. En effet, nous percevons le temps comme une proportion de notre vie vécu. Ainsi, le temps vécu est intimement lié à notre mémoire. Si ce phénomène est difficilement identifiable à petite échelle (qui nécessite des études précises, comme pour continuer ma métaphore l'étude de phénomènes très précis à une petite échelle sur la Terre qui ne sont pas explicités par une théorie globale sur la structure de l'Univers), il est clairement visible à grande échelle.
Cette théorie explique un phénomène ressenti par tous: le temps vécu accélère. On a l'illusion en effet que plus on vieillit, plus le temps nous semble passer vite. Cela est facilement explicable avec ma théorie. En effet, quand on a 10 ans, une année représente 1/10e de notre vie. Quand on a 20 ans, une année représente 1/20e de notre vie. Ainsi, une année à 20 ans semble passer deux fois plus vite qu'à 10 ans.

Voici la structure globale du temps vécu dans mon oeuvre philosophique et dans ma vision du monde. Ainsi, il reste à expliciter les singularités de cette théorie, comme les correspondances temporelles, ce que j'ai déjà fait, et que je continuerais à faire dans d'autres textes si nécessaire...

Ce texte se focalise sur un point précis, qu'il décrit suffisamment clairement pour ne pas avoir à être développé. 

A la semaine prochaine!

mercredi 28 novembre 2018

Intelligence

Bonjour.

Voici cette semaine un texte traitant de l'intelligence, à un  niveau social et quotidien. Je n'ai pas le background philosophique et psychologique nécessaire pour développer cette notion en profondeur. Ainsi, comme souvent dans mes écrits, j'adopte la démarche suivante: réfléchir et formaliser ce que j'observe et vit, allant un peu plus loin que la posture de simple spectateur... C'est pourquoi je décris dans ce texte quelques observations sociales et quotidiennes autour de l'intelligence, sans m'attaquer à une réflexion profonde sur ce thème précis. 


 Dans notre société humaine, l'intelligence est une notion fondamentale. Sans aller dans des théories philosophiques profondes, on observe à un niveau social une volonté des humains de se hiérarchiser par l'intelligence. Je vais donc développer deux idées liées à ce concept, en restant à un niveau commun et social.

D'abord, je vais dénoncer ce que j'appelle la Culture de l'ignorance. C'est quelque chose qui me révulse et me révolte. Voici un exemple qui exprime bien pour moi cela, et qui m'a donné envie d'écrire ce texte. Récemment, en écoutant la radio, un présentateur a pendant le flash d'informations parlé des ondes gravitationnelles, dont l'observation a valut un prix Nobel. Le collègue de ce présentateur, après ses explications, a tenté de faire de l'humour en dénigrant les hautes connaissances scientifiques, jouant la carte de l'idiot qui ne comprend rien à cela. Ce qui est grave, c'est qu'il ne s'est pas fait explicitement passer pour un idiot, mais pour quelqu'un de "normal", dont ce genre de connaissance est soit-disant inaccessible. Voyez vous le problème que cet exemple soulève ? Dans la culture de masse, les connaissances scientifiques sont considérées comme inaccessibles. Elles sont donc rejetées en bloc, quasiment catégorisées comme ennemis au divertissement et au commun des mortels. Cela me révolte! Ce fossé me dégoûte. En effet, je ne peux dénier que la Science est compliquée. Mais c'est ce qui en fait sa beauté! Sans vouloir pleinement la comprendre, on peut au moins s'y intéresser, et ne pas rester fermé face à elle. La vulgarisation est très commune, et si on est un peu ouvert, on peut comprendre énormément de chose sur notre monde et notre univers. Cette ouverture d'esprit est même essentielle pour s'épanouir intellectuellement, afin de mieux vivre dans notre monde, et de mieux comprendre la vie. La Science ne peut que nous apporter des aptitudes cognitives très utiles, comme un sens de la logique et un esprit critique pouvant ensuite servir dans plein de domaine, comme la Philosophie. Cependant, ce n'est pas le postulat de la culture de masse. Cela me désole, car l'ignorance est glorifiée. Les médias en général semblent vouloir qu'on soit fermé à toute réflexion. Si tout le monde ne peut comprendre les faits scientifiques modernes, donner à ceux qui le peuvent une vulgarisation valorisée est essentiel. Il faut s'ouvrir, et pas se fermer. Vaut mieux ne pas réussir à comprendre, mais au moins essayer. Je n'ai pas de solution pour combattre cette culture de l'ignorance, mais j'espère que la dénoncer dans ce texte sera déjà un premier pas.
Ensuite, je vais développer une idée qui pour moi définit l'Intelligence à un niveau social. En effet, l'Intelligence est le fait de penser aux autres avant soit. Ainsi, l'égoïsme est une grande preuve d'idiotie. On peut mesurer notre intelligence grâce à notre capacité à penser aux autres avant soit. Deux exemples m'ont révélé cette idée. Le premier, c'est l'observation de personnes qui dans un tram bondé en heure de pointe, ne réfléchissent pas à la répartition de l'espace. Ces personnes, gonflées par le monde (comme tous cela dit), font en sorte d'avoir le plus de place possible, et jouent à Candy Crush (preuve de bêtise, ou du moins de non ouverture au monde extérieur)! Le second exemple, c'est le respect du code de la route de certains conducteurs. Par exemple, il m'est arrivé de me faire vivement klaxonner alors que j'attendais au pied d'un feu vert que l'intersection soit dégagée des bouchons pour m'y engager. C'est explicitement dit dans le code de la route qu'on ne doit s'engager dans une intersection que si on est sûr de pouvoir s'y dégager. Mais il semblerait que beaucoup oublient cette règle.

Ainsi, je pense avoir trouvé une définition satisfaisante de l'Intelligence à un niveau social. Il faudrait maintenant que j'essai d'en vérifier la cohérence d'un point de vue philosophique, ce que je ferais surement dans un autre texte... 

Les textes que je vous partage sont de plus en plus récent. J'ai donc de moins en moins besoin de les commenter, vu qu'ils sont de plus en plus développés et contextualisés. Cela m'arrange bien vu que ma santé intellectuelle actuelle m'empêche d'avoir le temps et l'énergie de commenter ces textes de manière satisfaisante.
Je vais juste ici ajouter une hypothèse à la culture de l'ignorance (autre que l'idée complotiste qu'un gouvernement préfère contrôler des moutons dociles et idiots que des intellectuels pouvant remettre en cause ses décisions). Comme je le vis intensément en ce moment, réfléchir est quelque chose de difficile, qui demande un effort parfois destructeur. Ainsi, il est évident qu'il est beaucoup plus facile de se complaire dans l'idiotie, ne serait-ce que dans l'ignorance, préférant se divertir sans penser, afin de ne pas se fatiguer. Peut-être est-ce une condition au bonheur ? Personnellement, je pense qu'il est préférable de s'user à réfléchir et s'épanouir dans le savoir plutôt que dans l'ignorance... 

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

mercredi 21 novembre 2018

L'éclectisme du métalleux

Bonjour.

Voici un texte à la portée philosophique très limité, mais nécessaire de part son message de tolérance et de compréhension.

Dans ce court texte, je voudrais expliciter un problème que j'ai souvent rencontré dans ma vie.
Sans me considérer pleinement comme un "Métalleux" (en effet, je n'aime pas les étiquettes, et si j'adore le Heavy Metal, j'ai d'autres aspects de ma vie qui sont suffisamment importants pour me refuser ce titre qui impliquerait que toute ma vie ne tourne qu'autour de ce genre musical), je ne peux dénier que j'adore le Heavy Metal. J'en écoute très souvent (au moins tous les jours), et j'ai un style vestimentaire qui correspond aux codes de ce genre. Ainsi, comme souvent quand on fait partie d'une communauté, j'ai subit quelques catégorisations de la part de la société, proches de discriminations. Même ma famille parfois sort des généralités sur les Métalleux qui en plus d'êtres fausses, sont par nature discriminatoires.
Avant de pleinement entrer dans les détails, je vais expliciter le cadre de mon argumentation. Déjà, je vais parler beaucoup de mon expérience et de ma façon de voir les choses. Il est donc fortement possible que ce que je vais dire ne corresponde pas à une majorité des Métalleux, car je suis un cas particulier. Cela montre cependant une idée importante: on ne peut jamais catégoriser une communauté, car il existera toujours des exceptions qui empêchent une quelconque généralité. On peut à la limite parler de tendances.
Passons à présent au vif du sujet. J'entends très souvent que les Métalleux sont bornés, qu'ils n'écoutent que du Heavy Metal, et qu'ils sont donc fermés à d'autres genres musicaux. C'est un reproche très commun, presque discriminatoire, et très pesant quand on l'entend depuis des années de la part de personnes qui ne cherchent pas à nous connaitre et qui s'avèrent donc plus fermées et stupides qu'autre chose. Je vais cependant démonter ce préjugé grâce à deux arguments.
D'abord, le Heavy Metal est un genre musical très riche et diversifié, qui est formé d'une multitude de sous-genres, de groupes et de styles différents. C'est un aspect de cette musique souvent ignoré de la plupart des gens. Ainsi, il existe une multitude de Métalleux différents, avec des affinités très variées. On peut avoir des goûts très pointus au sein de cette musique. Finalement, ce genre est un microcosme comparable à la musique en général, car il semblerait que le Heavy Metal soit aussi varié que la Musique l'est elle-même. C'est comme un univers musical parallèle aussi riche et diversifié. A ma connaissance (je peux fortement me tromper), il ne me semble pas que les autres genres musicaux soient aussi variés. Ce qui est le plus beau dans cette pluralité des styles, c'est que malgré cette multitude de genres et donc ces différences profondes, les Métalleux en général restent unis dans une grande famille. C'est ce qui fait la force du Heavy Metal et qui en fait pour moi une musique à part.
Si cela ne vous a pas convaincu, je vais énoncer mon deuxième argument, le plus fort pour moi. Déjà, les Métalleux n'écoutent en général pas que du Heavy Metal. Ils sont bien sûr proches du père de ce genre: le Rock'n roll. Mais ils peuvent aussi écouter de la Musique Classique, du Blues, voir même du Rap... Le Heavy Metal, s'il est un genre de prédilection, n'interdit aucunement d'apprécier d'autres genres musicaux qui chacun ont des sensibilités différentes mais jamais incompatibles. Mais surtout, les Métalleux n'ont pas le choix. Ils sont obligés d'écouter d'autres styles musicaux. En effet, dans notre société occidentale, le Heavy Metal est un genre médiatiquement exclu. Il est extrêmement rare de le trouver dans la culture de masse. Ainsi, ne serait-ce qu'en vivant dans la société, les Métalleux se voient imposer d'autres genres musicaux. Ils vivent dans des musiques différentes, sans forcément les aimer. C'est un fait! Il est quasiment impossible de n'écouter que du Heavy Metal. C'est donc obligatoire pour les Métalleux d'êtres ouverts à d'autre genres musicaux, si on ne veut pas subir toute notre vie une persécution musicale.
Ainsi, ceux qui disent que les Métalleux sont bornés qu'au Heavy Metal ont bien tord. Il s'avère que ce sont eux qui sont bornés, puisqu'ils refusent de découvrir une musique riche, là où les Métalleux forcément écoutent d'autres genres. A défaut de l'aimer, ils peuvent au moins ne pas la dénigrer, et en accepter l'existence.
Si je ne peux pleinement m'identifier comme un Métalleux, de part ma sensibilité musicale, je défendrais toujours cette communauté souvent catégorisée voir discriminée. J'espère que ce texte servira ce but.

Si les arguments développés dans ce texte me semblent justes, en particulier pour moi, je réaffirme avec le recul que ce texte traite plus de mon cas particulier que d'une généralité. Je croyais qu'une écrasante majorité des adorateurs de cette musique pensaient comme moi, mais de nombreux cas particuliers ont démontré que j'avais tord! Finalement, il apparaît que la communauté Metal est bien plus fragmentée que ce que je pensais, composée d'une multitude de facettes, d'opinions, et de perceptions de ce genre musical. Si ce texte ne peut donc pas refléter la vision de n'importe quel Métalleux, il reflète au moins la mienne. 

mercredi 14 novembre 2018

La ronde des requins

Bonjour.

Voici une introspection portant sur ma vie sociale, écrite lors d'un état émotionnel fort.

Depuis toujours, j'ai des difficultés à comprendre les relations humaines. Si j'ai réussi à en tisser, je dois avouer que j'ai beaucoup de difficultés avec elle. Etant très différent d'eux, je n'arrive pas à comprendre les humains, qui me paraissent rapidement absurdes voir stupides. Si j'arrive à m'intégrer, quasiment aucune relation humaine ne me satisfait, car elles ne plongent jamais en profondeur, elles restent superficielles, ne pouvant quasiment jamais être moi-même en société. Heureusement, il existe quelques exceptions: ma famille et mes amis les plus proches, ceux de mon groupe en particulier.
Mais je dois admettre qu'en dehors de ces relations, j'ai beaucoup de mal à tisser de nouveaux liens. Lors d'une rencontre avec quelqu'un d'autre, je suis vite à court de discussion... J'ai l'impression de ne pas comprendre les humains, et d'être incapable en conséquence de m'intégrer pleinement...
C'est particulièrement problématique par rapport aux relations amoureuses... Je n'arrive pas à tisser de liens amoureux... Si j'accepte la plupart du temps cet état des faits, je dois avouer que la solitude m'est parfois pesante, que j'ai le besoin de me sentir aimé... Je vais donc ici essayer d'analyser pourquoi j'ai du mal à aborder une personne, et à essayer de la séduire.
Il me faut reconnaître que c'est principalement de mon fait. J'ai de nombreux complexes qui me paralysent, et qui m'empêchent d'aborder une personne qui me plait. J'ai par exemple la difficulté à trouver un sujet de discussion. Voulant trop réfléchir et analyser, je ne trouve la plupart du temps rien à dire (il faut admettre que je n'arrive pas à parler pour ne rien dire, je me sens obligé de donner un sens à mes paroles, ce qui implique souvent beaucoup de silence de ma part plutôt qu'une discussion de remplissage). Je dois aussi admettre que mes complexes physiques me paralysent, car je suis convaincu que je ne peux pas plaire... Je m'auto-exclue également par mon statut non-humain. C'est un cercle vicieux, car la plupart du temps, je n'essai même pas d'aborder une personne par peur de l'échec, ce qui en est obligatoirement un. Cependant, j'ai énormément travaillé dessus ces derniers mois, et ce problème est quasiment résolu. Mais un autre se pose.
En effet, si je ne suis plus bloqué par mes complexes personnels, je me suis confronté à la réalité de notre monde et des relations humaines... Si j'arrive à aborder, le fonctionnement de l'établissement des relations humaines me paralyse. Déjà, je dois lever le voile sur l'individualisme de notre société moderne... Les relations en soit sont par définition difficiles à établir car on est dans un monde ultra-individualiste... On vit en effet dans un monde anxiogène où regarder une fille, c'est la harceler... Dans un tel environnement de culpabilisation, c'est difficile d'oser aborder, par peur de passer pour un prédateur (attention, je ne cautionne aucunement le harcèlement, mais je dénonce en revanche qu'on le brandisse comme une défense individualiste injustifiée, catégorisant alors des actes normaux et inoffensifs comme dangereux). Comment voulez-vous tisser des liens dans un tel monde ? Je dois dire qu'un autre état des faits m'a frappé il y a quelques jours. En effet, deux filles me plaisent actuellement dans ma classe... J'ai commencé, de manière timide, à les aborder... J'ai cependant remarqué que d'autres garçons étaient intéressés par elles... En discutant avec l'un d'eux, j'ai eu confirmation de cette observation. J'ai alors appris qu'ils étaient prêt à tout, même à user de quelques techniques de manipulation mentale ! J'ai alors pris en horreur cette situation. Pour moi, ces hommes ne sont que des requins tournant autour des filles qui me plaisent (et qui malheureusement m'ont harponné, dans le sens où j'ai du mal à oublier l'attirance que j'ai pour elles). Ce sont de véritables prédateurs. De part mon sens moral, je refuse de faire partie d'une telle compétition, vu les armes qui y sont employées.
Ainsi, cette horreur qui m'a pris aux tripes m'a clairement fait revenir à un état de pensée que j'ai toujours plus ou moins eu. L'amour, et les relations humaines en général, doivent venir naturellement. C'est comme ça que se sont construites les relations qui compte ou qui ont compté pour moi, que ce soit les relations amoureuses ou amicales. Ainsi, la séduction doit se faire naturellement pour moi. Je condamne donc ce qu'on appelle communément la drague, car il s'agit d'une manipulation et d'un mensonge. J'ai malgré tout gagné au passage plus d'assurance dans l'établissement de nouvelles relations sociales. J'ai cependant renoncé à vouloir faire le premier pas, car je n'ai aucunement envie de devenir un prédateur manipulateur, ni même à en être associé. C'est pourquoi, comme je l'ai souvent pensé, je laisserais les personnes voulant établir des liens avec moi faire le premier pas. Je serais ainsi convaincu qu'ils en auraient vraiment envie. Et si cela implique que je doive rester seul toute ma vie, je l'accepte très bien.
J'ai en effet déjà eu le coup de foudre pour ce qui restera à jamais ma raison de vivre: la batterie. Rien ne pourra égaler l'amour que j'ai pour elle, amour qui m'a sauvé, qui me fait vivre et qui me permet d'avoir accès à l'art.
J'ai également, pour conclure ce texte, beaucoup plus d'affinités pour les animaux, arrivant je pense à facilement tisser des liens avec eux. En effet, contrairement aux humains, j'ai compris leur fonctionnement instinctif. Déjà, je me sens bien plus proche d'eux que des humains, ce qui doit aider je pense. Enfin, je n'ai jamais l'impression de forcer un contact avec eux. Ils viennent me voir s'ils le veulent. S'ils ne veulent pas quelques choses, ils réagissent de manière claire afin de le faire savoir. Ainsi, l'établissement d'un lien se fait par l'acceptation ou non d'un comportement facilement identifiable. C'est le genre de relation forte qui me plait. C'est difficile à décrire avec des mots, car c'est basé sur l'instinct. Mais c'est ce qui en fait sa force!

Ce texte relativement intime est difficile à commenter. En effet, étant un écrit ponctuel, il ne peut refléter la réalité de ce que je suis, étant un être complexe changeant souvent de comportement et de perception. Je suis fluctuant, et contradictoire. C'est pourquoi une telle introspection émotionnelle est vouée à l'échec. Elle fait en effet ce que je fais dans toute relation sociale: établissant une relation avec une facette de mon existence, je me retrouve bloqué dans cette relation à n'être que ce que j'ai été lors de son établissement. Il est très difficile dans une relation sociale d'établir la complexité de mon être, de ne pas rester bloqué qu'à un aspect... Et c'est malheureusement ce que me semble faire ce texte!