mercredi 25 octobre 2017

Réflexion (chap 8: la drogue, l'alcool et les médicaments)

Bonjour.

Voici un texte traitant des différentes substances sujettes à addictions. Ces un sujets qui nous concerne tous, et qui me concerne encore plus aujourd'hui qu'à l'époque où j'ai écrit ce texte (je n'avais que 17 ans alors). 

La drogue, l’alcool et certains médicaments ont la particularité de créer chez l’Homme une dépendance et de faire perdre à l’Homme le contrôle de son esprit.
Cela signifie donc que si un homme prend ce genre de substance, il modifie ses pensées. Le problème est qu’il n’a pas le contrôle de cette modification. Ainsi, ces substances peuvent aider l’apparition d’une personnalité mauvaise chez quelqu’un. Si une personne se concentre pour étouffer une personnalité violente, alors la prise de ces substances peut lui faire perdre le contrôle de son esprit et sa personnalité violente peut ainsi prendre le contrôle de son corps. Egalement, il est extrêmement difficile, voir impossible de contrôler ses pulsions quand on est sous l’emprise d’une de ces substances. Ainsi, on peut faire des choses que l’on risque de regretter.
Cependant, cette perte de contrôle peut également être positive. Une personne peut réussir grâce à ces substances à faire ressortir une personnalité positive. Mais il faut être sûr de ceci avant de prendre une de ces substances. Ainsi, une personne d’ordinaire triste peut devenir joyeuse et blagueuse en prenant de l’alcool.
Personnellement, je n’ai jamais essayé de prendre de drogues, et je n’ai jamais bu excessivement de l’alcool. J’ai fait ce choix pour deux raisons. La première, c’est que je suis assez fou, assez excentrique, assez blagueur pour ne pas avoir besoin de substance me permettant d’atteindre cet état psychologique. La seconde, c’est que j’ai des personnalités si noires, des démons si violents enfouis en moi, et sous mon contrôle le plus strict, que j’ai peur qu’une de ces substances altère mon contrôle et permette à ses démons de se réveiller. Egalement, j’ai une phobie : celle de perdre mon esprit, de ne plus contrôler mes pensées, de ne plus me souvenir de mes idées. Ainsi, ces substances me font peur pour ses raisons, et je refuse de les prendre. Cependant, par curiosité, j’essaierais une fois dans ma vie ces substances, mais uniquement quand plus rien de mon esprit sortira, c'est-à-dire quand je serais aux portes de la mort. Mais pour les médicaments, mon point de vue est différent : il m’arrive de prendre des somnifères quand une insomnie me prend et qu’elle commence à réveiller ma paranoïa, mes pensées noires, mes démons. Ainsi, ils rentrent pour moi dans le cas d’une aide maîtrisée pour mon esprit, car en endormant mon esprit, ils permettent d’endormir mes démons.
La question que l’on peut maintenant se poser, c’est pourquoi les hommes prennent une substance qui peut contrôler leurs pensées et leur faire faire des choses négatives qu’ils risquent de regretter ?
Un élément de réponse est bien sur la dépendance que provoque ces substances. Mais dans ce cas, pourquoi l’Homme n’a-t’il pas la force d’esprit de ne jamais commencer à prendre ces substances ?
Je pense que la réponse à ces deux questions ne se trouvent pas dans la chimie, ni dans la sociologie (même si ces deux matières apportent des réponses). Je pense que la réponse se trouve dans l’esprit humain lui-même qui accepte de se faire dominer par ces substances.
Je ne pense pas qu’un homme contrôle réelleLzment ces pensées, même si il croit en avoir l’illusion. Je pense que l’individu humain a reçu grâce à l’éducation une façon de penser étriquée qui l’oblige à avoir un résonnement identique à la plupart des individus de son espèce. Ainsi, si les individus dirigeants de notre espèce décident de vendre une de ces substances, nous les achèteront et les consommeront. Nos pensées individuelles ne sont finalement pas grand-chose face au pouvoir de l’éducation qui rend les humains identiques.
L’ignorance peut également expliquer le fait que les hommes prennent des substances qui contrôlent leur esprit. En effet, comme pour la folie, on ne se rend pas vraiment compte que notre esprit est contrôlé. Quand on est sous l’emprise de l’alcool, on croit faire ce que notre esprit habituel ferait. On croit penser normalement, car on pense. On est donc obligé de penser normalement vu que l’on pense. C’est seulement le lendemain que l’on se rend compte de notre erreur. L’Homme est incapable de remettre son esprit en question. Son esprit, ses pensées sont les seules choses que l’Homme pense maîtriser. Ce sont les choses les plus intimes de l’Homme. Il s’agit de son être psychique, de tout ce qu’il est, de sa définition même. C’est pourquoi il est incapable de remettre son esprit en cause. Comment un homme peut imaginer que les mots auxquelles il pense viennent d’ailleurs que de son esprit ? Pour l’Homme, c’est inimaginable.
C’est pourquoi l’Homme continuera à consommer des drogues, de l’alcool et des médicaments. Aussi longtemps que l’Homme croira contrôler son esprit, il consommera ses substances et perdra le contrôle de ce qu’il pensait à jamais intouchable. Aussi longtemps qu’il vivra, l’Homme ne se remettra pas en question.
Après avoir tiré ses conclusions, passons à un autre sujet…

Je pense que la partie la plus intéressante de ce texte à analyser avec du recul est son début. En effet, j'y parle de ma paranoïa personnelle de la perte de contrôle de mon esprit. J'ai toujours fais attention avec ces substances, ne repoussant jamais mes limites, et en me remettant encore plus en question quand j'ai affaire à ces substances. Ce texte, qui date de 5 ans, est finalement encore plus actuel et vrai pour moi qu'à l'époque où je l'ai écrit. J'ai depuis beaucoup plus eu affaire à ces substances. C'est particulièrement vrai pour les médicaments, ayant eu de grandes phases d'insomnies et donc de prise de somnifère, que j'ai décrit dans certains textes. Je dois d'ailleurs dire que je suis étonné de voir que ces problèmes existaient déjà à l'époque pour moi. Enfin, ce que je dis dans ce texte sur l'alcool n'est plus vrai pour moi: il m'arrive de boire plus que de raison. Mais je me remet alors toujours en question, afin de ne pas perdre le contrôle de mon esprit...

C'est à peu près tout ce que j'ai à commenter sur ce texte... 


mercredi 18 octobre 2017

Réflexion (chap 7: Les pulsions)

Bonjour.

Aujourd'hui, nous allons aborder le cas des pulsions, qui sont l'objet de ce chapitre de Réflexion. 

Les pulsions sont le phénomène psychique qui dirige l’esprit humain. La plupart des actions que l’Homme entreprend vient d’une pulsion. Les autres actions de l’Homme viennent de la solution retenue et réfléchie à un choix. Ainsi, l’Homme peut contrôler par ses pensées ce qu’il fait. Cependant, il y a des situations où l’Homme ne contrôle plus son esprit. Il arrive que l’Homme agisse sans penser. Donc on peut se demander quels sont les différents genres de pulsions, d’où viennent ces pulsions, et surtout comment les contrôler.
Ici, je vais classer les pulsions en deux genres pour pouvoir en parler. Les pulsions positives qui permettent d’avancer dans la vie humaine, et les pulsions néfastes qui engendrent le mal. Même si il existe un autre genre de pulsion déjà abordé (les pulsions créatrices).
Les pulsions positives permettent à l’Homme d’économiser son esprit en évitant à ce dernier de réfléchir vu qu’elles ne sont que la solution évidente du choix que l’Homme aurait de toute façon choisit. Elles sont le reflet de la personnalité de l’individu. Elles sont mêmes extrêmement bienfaisantes vu qu’elles évitent à l’Homme de se tromper dans un choix et de regretter une option qu’il aurait aimé vivre mais dont il s’est privé.
Cependant, certaines pulsions engendrent le mal. Ainsi, on ne peut taper, violer et tuer une personne que par pulsion. Une personne réfléchie ne déciderait pas par un choix de faire du mal à une autre personne. Si on n’a pas envie de souffrir, pourquoi faire souffrir les autres ? A moins de ne pas penser comme les autres. On peut donc, en étant sadique et psychopathe, faire du mal aux autres dans un crime prémédité. Mais ce n’est pas le sujet de la réflexion actuelle.
Donc c’est à cause d’une pulsion qu’un homme sain d’esprit peut violer et tuer une femme comme le ferait un psychopathe. Les pulsions se rapprochent donc de la folie vu que l’homme qui a ces pulsions n’a aucun contrôle sur son esprit. Il viole et tue comme une évidence à ce moment précis, mais ensuite éprouve de la culpabilité, et tombe dans la folie. Car qui ne sombrerait pas dans la folie en voyant des actes ignobles que l’on a faits sans le vouloir ?
Mais d’où viennent ces pulsions qui finalement dirigent nos vies au même titre que nos pensées ?
Elles viennent forcément de notre esprit, vu qu’elles en prennent le contrôle ainsi que le contrôle de notre corps. Mais elles ne viennent pas de notre esprit conscient.
En effet, les pulsions ne peuvent venir que de notre inconscient. Elles sont le reflet de notre personnalité, elles sont la solution à un choix que notre esprit a déjà inconsciemment fait. Alors comment expliquer qu’un homme bon puisse tuer par pulsion ?
Malheureusement, même quand la balance des personnalités d’une personne penche du côté bon, il arrive que cette balance puisse se déséquilibrer brutalement suite à un événement sentimentalement fort et qu’ainsi, une personnalité sadique puisse prendre le dessus. Voilà comment on peut expliquer qu’une personne généralement gentille puisse après une rupture insulter son ex-compagne.
Il est certain que tout le monde a des pulsions. Mais est-ce qu’il n’y a qu’une minorité de gens qui ont des pulsions mauvaises, ou alors tout le monde a de mauvaises pulsions mais a appris à les contrôler ?
Je pense que la deuxième option est la bonne réponse. En effet, personne n’est totalement parfais, on a tous des zones d’ombres. Le secret pour être bon est de contrôler ces zones d’ombres, et surtout pas de les ignorer. Car en les ignorants, on risque de les voir prendre le contrôle de son corps sans s’y attendre.
Ainsi, tout le monde subit des pulsions plus ou moins mauvaises. Tout le monde a au moins une fois hait une personne. Ainsi, on peut considérer normal qu’en voyant une personne extrêmement attirante, on ait envie de lui sauter dessus pour accomplir un acte sexuel intense. On peut considérer normal qu’on ait parfois envie de mordre dans la chair humaine et de mutiler le corps humain. On peut également considérer normal de voir un enfant et d’avoir une envie folle d’acte érotique avec lui. Là où la situation devient anormal et donc malsaine, c’est quand la pulsion prend le corps et qu’on passe à l’acte. C’est le passage à l’acte qui délimite l’homme « sain » de l’homme « malsain ». Et c’est sur ce passage à l’acte que toutes les forces mentales de l’esprit humain doivent être employées à éviter.
En effet, il faut réussir à réfléchir sur une pulsion pendant qu’elle est encore dans l’esprit et qu’elle ne contrôle pas encore le corps. Quand la pulsion germe dans l’esprit, il faut vite la stopper et la remettre en question pour voir si elle est bonne ou mauvaise. Si elle est bonne, alors il faut la laisser faire, sinon, il faut la détruire. Mais c’est là qu’est la difficulté. Il est dur de repousser une pulsion. Au meilleur des cas, elle disparaîtra un temps pour ensuite revenir et harceler, hanter l’esprit jusqu’à le contrôler.
Personnellement, j’ai trouvé des solutions au problème des mauvaises pulsions. D’abord, il faut avoir un esprit en constante réflexion, avoir toujours un fil conducteur dans l’esprit. Ainsi, si une mauvaise pulsion se présente, ce fil conducteur va identifier la pulsion, la remettre en question, l’inclure dans ce fil si elle est bienfaisante ou la détruire si elle est mauvaise. Ensuite, pour les détruire, il faut dégoûter son être entier de cette pulsion. Il faut que tout au fond de soit, la où la pulsion est apparue, l’esprit change d’avis et rejette moralement cette idée. Mais c’est un exercice dur car il est difficile de contrôler son subconscient. Enfin, il y a la solution qui est pour moi la plus efficace : transformer la pulsion malsaine en pulsion artistique. Ainsi, en mettant en musique, sur papier ou par tout autre moyen artistique la pulsion malsaine, on l’expulse de ses pensées et on l’emprisonne dans un cocon artistique. En plus, cette méthode saine permet d’être comblé par cette pulsion malsaine qui devient créatrice et donc positive. En effet, mettre une pulsion malsaine sous forme artistique, c’est la réaliser, mais virtuellement.
Le Rock’n Roll (et ses dérivés comme le Heavy Metal) est ainsi ce qui m’a sauvé de pulsions horribles que je n’oserais mettre en mots. De plus, quel autre genre musical se prête autant à l’expulsion des idées malsaines ? Grâce à cette musique, on évacue le mal qui est à l’intérieur de nous, et on en devient donc meilleur. 

Avec le recul, ce texte a pour moi deux parties distinctes. Le début de ce texte m’apparaît maladroit. Les généralités que j'énonce me paraissent discutables, et mériteraient de plus amples réflexions et remises en cause. Cependant, à partir de la question rhétorique sur l'universalité des pulsions mauvaises, je trouve ce texte extrêmement intéressant et fort. S'il est difficile de l'assumer, principalement à cause de sa vision très sombre des choses, j'en suis pleinement satisfait, car j'ai réussi à exprimer en mots une part importante de ma vision du monde et de mon esprit. Cette partie du texte me paraissant assez explicite, et ayant peur de ne pas réussir à mieux exprimer en mots ces idées, je n'en ferais pas l'analyse...

A la semaine prochaine!

mercredi 11 octobre 2017

Réflexion (chap 6: l'Artiste)

Bonjour.

Aujourd'hui, je vous partage le 6e chapitre de mon essai Réflexion, qui traite de l'Artiste. C'est un sujet très important pour moi, car je me considère comme un artiste...

Dans ce chapitre, je vais aborder la vie artistique, la condition de l’artiste dans notre société contemporaine et surtout l’inspiration et la création artistique. Cependant, je vais parler de ceci avec mon point de vue artistique, qui n’est pas forcément le même que d’autres artistes. Ici, je vais vous parler du musicien, du compositeur et « performer ». Ici, je vais vous parler d’art avec la musique, et plus particulièrement avec le Rock’n Roll et son dérivé puissant Heavy Metal. Mais même si vous n’aimez pas ces genres musicaux, ils ne sont que les outils de ma création artistique, et non le principe essentiel même de la création. Ainsi, ils ne seront pas abordés jusqu’à l’énervement et l’obsession.
L’artiste peut être considéré comme un homme fou. En effet, il ne pense pas, ne ressent pas les mêmes choses et n’expriment pas de la même façon ses idées que le commun des mortels. Il est un des rares exemples de point de vue différent dans l’humanité.
En effet, l’artiste a un don. Un don incroyable, presque surhumain. Il a le pouvoir d’exprimer ce qu’il pense avec autre chose que des mots. Il est à un stade plus évolué de la communication voir même de la perception du monde car il maîtrise un moyen de communication qui touche avant tout le 6e sens, les sentiments. Il arrive à joueur avec les mots, les sons, les images et avec tout les sens pour exprimer ce qu’il pense. Il tord les règles de l’imagination pour réussir à exprimer quelque chose d’abstrait. Il réussit à exprimer ce que le langage ne permet que de traduire. Il a le don divin de transmettre ses pensées sans les dénaturer par le langage restreint.
Cependant, l’artiste est seul. Et il le sera toujours. Certes, il peut être parfaitement bien intégré dans l’humanité, en utilisant les mêmes codes que cette dernière, mais dans sa vision de l’univers, il restera seul. Ce sera le seul à comprendre son point de vue du monde. En effet, même si le grand public peut apprécier son œuvre, seul l’artiste peut la comprendre à sa juste valeur. Même en l’expliquant, il ne pourra pas la faire comprendre vu que les mots ne suffisent pas à décrire une vision du monde artistique.
Egalement, ce don pourtant si exceptionnel isolera l’artiste du reste du monde. Il sera rejeté par le commun des mortels à cause de sa différence. Il passera pour fou vu qu’il a un point de vue différent de tous les humains. Il sera moqué, critiqué, et rabaissé par une humanité jalouse de son talent. Différent de tous les autres, il sera en marge de la société.
Mais l’artiste n’a pas le choix. Et même si il l’avait, est-ce qu’il renoncerait à sa condition d’artiste ? Entre la compréhension de l’univers difficile à vivre et exprimer, et l’ignorance paisible, lequel choisirait-il ?
Cependant, un artiste peut être intégré à la société, peut être aimé et réussir. Du point de vue de l’humanité. Car sa vision de l’univers en restera unique et personnelle. Le seul danger, c’est que la société essai en l’adoptant de pervertir sa vision en la redirigeant selon ses codes. Mais ce cas de figure concerne que très peu des artistes, qui du coup n’en sont plus.
Mais d’où vient ce don unique que reçoit l’artiste ?
La folie est une part importante de l’inspiration. Cette différence de point de vu permet à l’artiste d’exprimer de façon nouvelle des sentiments universels. La folie créatrice est le moteur de l’artiste. L’artiste ne contrôle pas sa création, ni son inspiration. Son esprit ne lui appartient pas vraiment, car le don artistique est quelque chose de plus grand que le mental humain. Un artiste ne sait pas pourquoi ni comment il créé, mais il créé. Il créé grâce à quelque chose de plus fort que lui, quelque chose de plus puissant que l’esprit humain. Pour lui, c’est naturel, mais c’est un exercice complexe impossible à réaliser pour le commun des mortels.
Pour résumer, un artiste est une personne à part du commun des mortels car il a une vision et un mode d’expression de l’univers différent des autres êtres humains.
Personnellement, la vie artistique est la seule chose qui compte pour moi. C’est mon unique raison de vivre. Je ne pourrais pas exprimer ma vision personnelle de l’univers sans la musique, car les mots et l’imagination de l’Homme sont trop restreints. Le Rock’n Roll est la seule liberté qui me reste. Mon esprit à beau être enfermé dans un monde à vision unique, mon imagination et mon œuvre artistique me permettent de réfléchir, de penser et de créer. Cependant, il est dur de s’épanouir artistiquement car rien d’extérieur ne permet cet épanouissement, au contraire. C’est un combat constant que de garder ses idées et de développer son propre point de vue.
De plus, ce don artistique qui m’habite est incontrôlable. Je ne peux le diriger. Je créé sans contrôle, comme si mes mains, mes pieds, mes doigts et mon esprit étaient dirigés par quelque chose de plus fort que moi. Certes, je décide où, quand et comment je créé, mais jamais je décide du résultat de l’œuvre. Je ne compose pas grâce à l’étude du solfège et de la technique d’un instrument, mais par un sixième sens (les sentiments ??), une harmonie des sons (ou des couleurs et images comme je les perçois) qui me parait parfaite sans que je comprenne pourquoi. Je ne sais pas à l’avance ce que je vais jouer. Pourtant, le résultat est toujours à la hauteur de mes attentes artistiques.
Ainsi, mon don artistique s’exprime au travers de pulsions créatrices qui contrôlent mon corps et mon esprit afin de créer une œuvre musicale qui me correspond parfaitement, qui exprime fidèlement mon point de vue, et qui me comble artistiquement et spirituellement. 

Comme d'habitude avec les chapitres de mon essai Réflexion, je ne vais pas développer en profondeur l'analyse de ce texte. Je vais juste en expliciter quelques points.
D'abord, je dois dire que ce texte pose les fondements de ma vision de l'artiste. En particulier, c'est un être différent des humains, solitaire et rejeté. Cette vision de l'artiste est pour moi parfaitement explicité dans le poème ALBATROS de Baudelaire, un de mes poèmes préférés. Ainsi, pour moi, un artiste se doit d'être rebelle, ne serait-ce que dans les idées, car c'est un raison de sa non aliénation dans ce monde hostile aux idées différentes. 
Ensuite, je dois souligner quelques manquements du texte. En effet, un paradoxe semble se dégager d'une telle conception: comment l'artiste peut ressentir une vision différente du monde avec la même anatomie que les humains, et comment peut-il exprimer cette vision différente à partir d'outils des humains ? Je n'ai jamais explicitement écrit de texte répondant à cette question précise (même si j'offre quelques pistes de réflexions dans certains de mes textes), je le ferais peut-être un jour... 
Enfin, je vais revenir sur mes propos absolus quant à la création artistique. Certes, c'est un don toujours incroyable, mais je ne suis plus aussi catégorique quant à l'incapacité de le contrôler. Avec le temps, je l'ai mieux compris (grâce à mes observations sur ma propre synesthésie). De même, j'ai acquis des connaissances en théorie musicale et en solfège, qui me permettent de catalyser cette création. Mais ce ne sont que des outils me permettant de tailler le diamant brut d'une idée, qui continue d'être ce que j'en ai décris : une pulsion qu'on ne peut prévoir. 
Le prochain chapitre traite justement des pulsions... A la semaine prochaine!

mercredi 4 octobre 2017

Réflexion (chap 5: La Folie)

Bonjour.

Je vous partage aujourd'hui un chapitre très intime de mon essai Réflexion. 

La folie, un thème compliqué à aborder, à moins d’en avoir fait l’expérience, d’avoir embrassé les limites délicates de l’esprit lucide et de l’esprit fou.  Vous avez de la chance, j’ai plusieurs fois franchie cette limite, dans les deux sens, sans trop m’éloigner. Aujourd’hui encore, je suis sur cette limite, un pied de chaque côté.
Le premier point important pour parler de la folie, c’est de la définir. Ce n’est pas une chose facile, car chacun a sa propre définition de la folie, sous un concept commun. En effet, la folie est relative aux mœurs de chacun. Ou du moins aux lois d’une société. Le fou ne se sentira pas fou, à moins d’avoir une réflexion très poussée lui permettant de voir les limites mentales de la folie par rapport à sa propre morale.  Ainsi, si on ne peut pas voir sa propre folie, comment savoir si on est fou, ou pas ? Si le monde devenait fou, le dernier homme sensé passerait pour un fou, vu que ce serait le seul à ne pas penser comme tout le monde.
Ici, on va parler de la folie dans le sens d’une personne qui ne pense pas comme tous les autres, qui a un point de vu différent,  qui a une perception du monde différente, qui a une imagination décalée, une personnalité multiple, qui ressent des peurs inutiles. Mais du point de vu de notre société. Ici, la folie, c’est le fait de ne pas respecter les codes établis pas l’espèce humaine. Ou plutôt de ne pas respecter les codes établis par les individus dirigeants de l’espèce humaine.
Ainsi, dans cette définition, une personne paranoïaque est folle car elle est en dehors du cadre humain de la peur protectrice. 
Egalement, une personne schizophrénique est folle car elle a une perception faussée du monde qui l’entoure : elle perçoit des voix qui sont en réalité inventées par son cerveau.
Un artiste peut être considéré comme fou par la population car il a une vision artistique des choses, il a un autre point de vu de l’univers. De plus, il comprend et exprime ses pensées par des procédés que les autres êtres humains ne peuvent comprendre. Ils peuvent juste à la limite les traduire. Ainsi, l’artiste est l’homme fou car différent de tout les autres.
En réalité, la folie peut être définie par la perte de contrôle de son esprit. On est fou quand on n’arrive plus à contrôler ses pensées. Quand son corps obéit à un autre esprit. Ainsi, une personne folle peut-elle réellement être responsable de ses actes ? Imaginez que vous entendez des voix à tout moment dans votre tête, le supporteriez-vous ? Ou n'essayerez-vous pas plutôt de vous en débarrasser par tous les moyens ? 
Dans ce cas, existe-il une solution contre la folie ? Mettre en quarantaine les personnes présentant des troubles de l’esprit ? L’isolement n’est pas une solution. Au contraire, c’est lorsque l’on est le plus mal que l’on a besoin de quelqu’un pour nous aider. C’est lorsque que la chute est assez violente pour nous casser une jambe que nous avons besoin de quelqu’un pour nous relever et nous aider à marcher. Ainsi, la solution serrait d’aider ces personnes. Mais comment pouvons-nous aider des personnes que nous ne pouvons pas comprendre ?
Car la réelle limite entre la lucidité et la démence, c’est la compréhension. Nous ne pouvons pas savoir comment pense une personne qui est folle, à moins d’être fou soi-même. La folie est une chose abstraite, impossible à imaginer. La folie, c’est la perte de l’esprit, c’est la perte de contrôle de ses pensées et de ses actions. Il est dur de s’imaginer la folie à moins de l’avoir vécu. Et il est encore plus dur de se rendre compte de la perte de contrôle de son esprit. La seule solution pour voir si son esprit dérape et pour le ramener à la raison, c’est d’avoir un contrôle extrêmement pointu de son esprit. De toujours vérifier si on pense selon ses mœurs, et toujours se remettre en question. C’est l’unique condition au contrôle de son esprit. Ainsi, un jour, par énervement, on peut commencer à haïr une personne et à imaginer des plans inhumains pour lui nuire. Si on ne se remet pas en question, en se disant que ces pensées sont cruelles et donc inappropriées, on peut lentement sombrer dans la folie meurtrière et perverse.  
Personnellement, je suis constamment sur cette limite. D’abord, j’ai un mode de pensée et une opinion très différents des autres humains. Comme vous pourrez le voir plus loin, j’ai des morales et des mœurs que je pensais universels mais qui en réalité n’appartiennent qu’à moi. J’ai une logique très personnelle. Ensuite, à cause de mes différentes personnalités très complexes, j’ai un mal fou à contrôler mes humeurs et surtout mes pensées. J’arrive à les remettre en question, mais pas à les faire apparaître et disparaître selon ma volonté. Mon esprit est constamment parasité par des pensées qui viennent embrouiller le fil conducteur de ma réflexion. Enfin, j’ai des tendances fortement paranoïaques. Ma plus grande peur est de perdre le contrôle de mon esprit. Je deviens anxieux par peur d’oublier des idées. Je marque tous ce qui me passe par la tête, et me le répète plusieurs fois. Je surveille constamment mon esprit pour ne pas qu’il dérape. Même si parfois, cela ne marche pas. Egalement, j’ai une peur affreuse du noir et de ce que je ne peux pas voir. La suggestion a une emprise énorme dans mon esprit. Ainsi, rester seul en pleine nuit est impensable pour moi. Je craindrais des choses même impossibles ! Par exemple, dans le noir, je pourrais craindre d’être dévoré par un alien, ou le bruit sourd d’un avion pourrait me faire craindre une explosion nucléaire ! Je sais que c’est insensé, et que ses peurs sont de la paranoïa, mais cette remise en question ne me permet pas d’effacer ces peurs. Elle permet au mieux de les contrôler.
Ainsi, je vivrais en permanence avec cette folie au fond de moi. Ma vie sera toujours un combat pour contrôler mes pensées. Je devrai me battre durant toute mon existence pour pouvoir avoir une existence « normale » et saine. Mais la folie n’a pas que des inconvénients. Ainsi, en l’utilisant, j’ai trouvé la meilleure arme capable de la contrôler et de la réduire. J’ai trouvé le moyen de repasser du bon côté de la limite, même si inexorablement j’aurais toujours une part de moi-même du mauvais côté.
Cette solution, cette arme, ce don de la folie est l’inspiration, la création, la folie artistique. 

Dans ce chapitre, je me livre relativement ouvertement sur ma folie. Encore aujourd'hui, ce chapitre reste actuel. Il l'est même plus qu'à l'époque, car j'ai vécu des intenses moments de folie (heureusement passagers), qui j'ai décris dans d'autres textes que je vous partagerais plus tard.
Ainsi, je vous dévoile mon fardeau. J'ai une peur viscérale de perdre le contrôle de mon esprit, à cause des pensées qui l'habitent. J'ai des démons, une folie en moi qu'il m'est difficile de dompter. Cependant, je m'efforce de me battre. Toute ma vie, je devrais me battre pour ne pas sombrer. J'en suis parfaitement conscient, et j'ai accepté ce destin. J'ai donc développé des armes relativement efficaces afin de ne jamais complètement me perdre dans la folie, des armes qui font encore leurs preuves aujourd'hui. La première est la remise en cause quasi-permanente de mon esprit et de ses pensées. 
La seconde est développée dans le prochain chapitre, que vous découvrirez la semaine prochaine!

mercredi 27 septembre 2017

Réflexion (chap 4: Les Peurs)

Bonjour.


Aujourd'hui, je vous partage le chapitre de Réflexion traitant des peurs.

Tout le monde possède des peurs. La peur est un élément essentiel à la balance psychologique qui définie notre personnalité. Elle permet de comprendre certains aspects de notre univers.  Elle permet de nous protéger.
En effet, la peur est un sentiment très primaire. Elle est le reste de l’instinct qu’avait l’Homme quand il était encore proche de l’animal. C’est donc un sentiment important car il permet de nous protéger. Ça fonction principale est de nous prévenir du danger, et de la mort. Par exemple, c’est la peur de tomber qui nous empêche de trop se pencher le long d’un ravin.
Mais n’y a-t-il pas un sens caché derrière la fonction protectrice de la peur ? Pour essayer de l’atteindre, il faut d’abord réussir à comprendre ce qui se cache derrière toutes les peurs.
Une peur sert à nous protéger d’un danger… Or, un danger peut conduire  à la mort. Le plus souvent, une chose est dangereuse car nocive pour notre organisme et donc peut provoquer notre mort. Si on y réfléchie, toutes les peurs de l’Homme tournent autour de la mort. L’Homme n’a peur que d’une chose, de la mort. Une personne qui a peur des serpents est une personne qui a peur de se faire mordre par l’un d’eux, et d’en mourir par son venin.  Le vertige est la peur de tomber et d’en mourir.
Même la peur de perdre la mémoire conduit à la mort. A la mort spirituelle et mentale de l’esprit. Sans mémoire, un Homme n’est plus vraiment un Homme.
Cependant, l’action protectrice de la peur à ses limites. En effet, la peur n’est protectrice qu’individuellement. Elle ne permet pas de protéger un groupe d’individu ou une espèce. Du moins, pas au niveau de l’Homme. Sinon, comment expliquer qu’il n’y a aucune phobie de la recherche scientifique, qui a malgré tout aboutie à la bombe atomique ? Comment expliquer par ce principe là également qu'un homme puisse tuer un autre homme ? Normalement, si la peur était garante d’une espèce, elle devrait empêcher le meurtre. 
Certes, la majorité des personnes ont peur de tuer quelqu’un, ou sont dégoutées par cette idée. Pourtant, il existe des meurtriers. Il existe également des soldats. Comment expliquer alors que la peur puisse permettre à un individu de mettre son espèce en danger, et donc lui-même ? Car l’individu et son espèce ne font qu’un. Sans l’un, l’autre ne peut exister. Donc qu’est-ce qui permet cela ?
La réponse se trouve évidemment dans la balance psychologique de l’homme.
Les hommes qui peuvent tuer sont des hommes qui ont un sentiment ou des sentiments supérieur(s) à la peur de mutiler son espèce. Bizarrement, chez l’Homme, il existe énormément de sentiments capables de bouleverser la peur de tuer. L’amour, le patriotisme, le racisme, la stupidité, l’avarice, la vanité…. La liste est longue. A l’inverse, chez les animaux, une seule raison peut pousser deux membres d'une même espèce à se tuer. La survie de l’espèce. Que ce soit au niveau de la reproduction, ou de l’alimentation, ce seul but dirige l’individu et l’espèce. Ainsi, les individus animaux sont en symbiose avec leur espèce.
L’Homme est donc une exception importante. Il peut mettre en danger la survie de son espèce. Il a réussi à dissocier  l’individu de l’espèce. Il n’a donc plus peur de l’éradiquer.
La peur de l’Homme est donc individuelle. C’est pour cela qu’il développe des peurs inconnues du monde animal. Des peurs individuelles absurdes, comme la xénophobie et l’homophobie. Il n’y a que dans l’espèce humaine que deux individus peuvent se détester sous prétexte de différences physiques.
Donc grâce à cette individualisation des peurs, l’homme a pu créer des milliers de peurs qui lui sont propres, et qui sont propres à chaque individu, même si elles se résument par la peur de la mort, physique ou mentale, voir spirituelle.
Cependant, l’espèce humaine garde malgré tout un certain « moule », une certaine ressemblance entre toutes les peurs qu’il s’est inventé. L’Homme  accepte des peurs rentrant dans sa morale, ses mœurs (vertige), mais en trouve d’autres absurdes (peur des vers de terre). Pourtant, il accepte des peurs nocives à son espèce (homophobie, xénophobie) mais n’en accepte pas qui sont pourtant justes voir utiles (peur de la fin du monde).
Enfin, la limite extrême de la peur est la paranoïa.  La paranoïa, c’est la peur qui a perdue un sens. En effet, la paranoïa, c’est la peur d’un danger qui pourtant n’existe pas. La peur a donc ici perdu tout sens, toute utilité. Elle est sortie de son contexte, a perdu sa fonction protectrice. Au contraire. La paranoïa est un pas important de la folie.

Avec le recul, ce texte me parait discutable. Je n'ai pas le courage de l'analyser et de le corriger ici. 
Je soulignerais juste le fait que certaines de mes conclusions sont un peu rapides, les liens de causalités me semblant fragiles. Cependant, il soulève quelques idées intéressantes. Au delà de la tentative de définition et d'universalité des peurs, il utilise l'argument d'une conscience de l'espèce, que l'Homme a perdu. Il dénonce également les travers de l'humain que sont les peurs liées à la différence. Ainsi, s'il me semble bancal, il a au moins le mérite moral de prôner la tolérance. 
Il est également un introduction au thème du prochain chapitre: la folie...

A la semaine prochaine!

mercredi 20 septembre 2017

Réflexion (chap 3: Personnalités)

Bonjour.

Voici aujourd'hui le 3e chapitre de mon essai intitulé Réflexion. Ce chapitre traite de la notion de personnalités. 

La personnalité est l’équilibre entre les sentiments ressentis lors de la perception d’une situation particulière.
En effet, une personne ne ressent jamais toujours le même sentiment. Selon la situation, elle ressentira la colère, la joie, la tristesse…. Mais sa personnalité dépend de la façon dont ses sentiments s’équilibrent. Ainsi, une personne qui ressentira plus souvent la colère sera colérique. Une autre personne qui ressentira plus souvent la joie sera joyeuse. Cela dépend de la façon dont ce 6e sens de chaque personne a été calibré.
Cependant, les sentiments peuvent changer, et la personnalité aussi. Cet équilibre n’est pas éternel. Une personne  dépressive peut retrouver goût à la vie et devenir joyeuse. Ainsi, son équilibre sentimental a changé.
La question la plus importante à propos de la personnalité est: est-ce que l’on choisie cette personnalité ?
Est-ce que l’on peut arriver soit même à changer cet équilibre ? Personnellement, je pense que oui. Je le pense car j’ai réussi. Mais difficilement. C’est quelque chose d’extrêmement difficile. C’est un exercice mental complexe, et il faut avoir une volonté de fer pour y parvenir. Bien sur, l’Homme s’est trouvé plein de moyen facile d’y arriver grâce à un élément extérieur, comme les antidépresseurs, mais ces moyens ne permettent que de recalibrer un élément de la balance, et non de réajuster entièrement l’intégralité des poids permettant l’équilibre.
La clé pour y parvenir, ce n’est pas de considérer notre personnalité comme un ensemble de sentiments, mais comme un ensemble de personnalités, de personnages qui s’affrontent pour que finalement il y en ait un qui domine selon la situation.  C’est ce que j’ai fait, et le résultat est positif, même si ce duel de personnalités est incontrôlable, la preuve que je n’ai pas encore totalement réussi cet exercice. Ainsi, lors d’une situation joyeuse, ma personnalité triste peut prendre le dessus, sans que je comprenne pourquoi… Quoiqu’en y réfléchissant, il y a toujours une raison pour qu’une personnalité surpasse l’autre, mais la plupart du temps, on se refuse à nous même cette raison, ce qui explique alors que la personnalité concernée gagne malgré notre volonté.
Le plus dur dans cet exercice reste donc de contrôler toutes ces personnalités. De contrôler tout les personnages qu’on incarne. Car le plus important, c’est de ne pas oublier que l’on est ces personnages. Même le personnage qui représente nos pulsions les plus noires et les plus dangereuses fait partie de nous. Il ne faut pas l’oublier, car sinon il risque de prendre de l’importance. Ensuite, il faut apprendre à incarner ces personnages, ce qui n’est pas l’exercice le plus facile. Il n’est pas facile  d’être le personnage souriant quand le malheur s’abat sur soi. Mais avec une forte volonté d’esprit, on y arrive.
De plus, ces personnages peuvent nous permettre d’atteindre un idéal. Si chaque personnage est typique d’un sentiment avec malgré tout une profondeur et un équilibre fixe, et si on arrive à les contrôler et à les incarner comme l’on veut, on peut donc ressentir et percevoir le monde comme on le souhaite. De plus, si on arrive à créer un personnage qui est notre idéal, alors son exemple peut être un but moral dans la vie.
Donc avec ce système, on peut créer son propre équilibre, devenir la personnalité qu’on souhaite être grâce à la conflictualité de toutes ces personnalités.

Personnellement (attention, voici un important passage où je vais parler de moi), cet exercice a plus ou moins bien fonctionné. Cependant, même si ce système me permet de mieux contrôler mes émotions, il ne me permet pas entièrement d’être la personnalité idyllique que je voudrais. La principale raison est que je suis indéfinissable. Je suis tout et rien à la fois. Je peux tout aimer et tout détester. Je peux tout comprendre et me représenter.  Je possède trop de point de vu et trop de sentiments différent pour pouvoir arriver à tous les équilibrer. Ma balance change constamment. Ma personnalité n’est jamais fixe. Même ces mots sont inadaptés car ils donnent une définition à ma personnalités, qui ne peut en avoir vu qu’elle est constituée de nombreuses et infinies personnalités.
Cependant, j’ai malgré tout réussi à isoler plusieurs personnalités différentes. Ainsi, le plus souvent, le combat ce fait entre une dizaine de personnalités aussi complexes qu’un seul individu. Mais ce combat est dur car ces personnalités fortes sont incontrôlables. Incontrôlables dans le sens où je n’arrive pas toujours à choisir laquelle domine, mais j’arrive toujours à contrôler la personnalité dominante.  Ainsi, pour moi, cet exercice n’est pas encore fini vu que je n’arrive pas à contrôler toutes ces personnalités pour atteindre un équilibre idyllique. Cependant, je ne pense pas y arriver car je ne contrôle pas les pensées que mon esprit créé. Il est trop complexe pour permettre une qualification, trop vaste pour avoir des limites, trop profond pour être sondé. Il est comme l’univers : infini. Mais pas forcément incompréhensible, juste infini et imprévisible. Il est impossible de réussir à entrevoir son intégralité, mais il est possible de le comprendre. Avec cependant une imagination non-bridée. Il est également possible de le contrôler. Car dans cet amas infini de pensées, j’ai toujours ma réflexion, ma « voix » qui me permet d’étouffer temporairement mes pensées. Pour simplifier, mon esprit est une immense pelote de laine blanche avec un fil rouge qui attire malgré tout l’attention et domine le reste. Ce fil rouge est ma pensée, ce à quoi je pense clairement, la voix que j’imagine qui domine le reste, la laine blanche qui est l’intégralité de mon esprit, des sensations et des sentiments. Et heureusement, ce fil rouge peut également diriger la laine, et permettre de guider dans un certain chemin le reste de la pelote.
Mais ces mots ne signifient rien comparés à la réalité. Il n’existe pas de langage capable de retranscrire ceci. Mon imagination a réussi à se le représenter, mais pas à trouver des mots capables de retracer fidèlement ce phénomène. Juste quelques métaphores qui malheureusement n’arrivent pas au degré réel de vérité pure.
Donc il est impossible d’en parler plus longtemps vu que le langage ne permet pas de transmettre la compréhension et l’exactitude de ceci. J’espère seulement que vous arrivez à imaginer ceci, à moins que vous ressentiez la même chose. Il nous faut donc passer à un autre sujet.

Une fois encore, je ne vais pas entrer dans l'analyse profonde de ce texte. Je vais juste mettre un évidence quelques points.
D'abord, l'idée que mon esprit est complexe sera développé dans un prochain texte. C'est une idée assez importante de ma réflexion, et plus encore de ma façon de voir le monde, et donc de vivre en son sein. Ainsi, je réfléchis beaucoup sur moi-même et sur mon esprit, ne serait-ce que pour en légitimer les réflexions.
Ensuite, l'idée de personnages me semble aujourd'hui un peu archaïque. Je n'ai plus vraiment cette impression d'être habité par différentes personnes. Cependant, et c'est surement ce que j'ai voulut dire à l'époque, je continue de réfléchir sur ma personnalité, afin de l'améliorer (selon mes critères) pour atteindre un idéal. Cet idéal est celui que je suis réellement, au plus profond de moi. Je lui ai donné un nom, Eddie Snake, qui est mon alter-égo scénique et artistique. Mais j'ai également imaginé d'autres personnages, tous liés à des projets artistiques musicaux, et ayant tous une personnalité complexe et nuancée, qui présente chacune une facette de ma propre personnalité. Au delà de ces personnages artistiques que j'espère incarner publiquement un jour, et qui présentent différentes facettes de ma complexe personnalité nommée Eddie Snake, je joue également le rôle social que je dois jouer. Il me parait évident qu'il s'agit finalement d'un personnage également, logiquement nommé par mon nom de naissance, Jérémie. En effet, ça fait longtemps que j'ai compris que personne ne pourrait me comprendre. Ainsi, quoiqu'il arrive, je ne peux que réellement être moi-même, m'obligeant à me borner à certaines étiquettes. Selon les personnes avec qui j'interagie, je suis plus ou moins complexe, ou plus ou moins différent, et plus ou moins proche de qui je suis réellement. Ainsi, tous ces personnages sociales forment Jérémie,  qui est donc mon moi social, mais pas mon moi réel. J'espère un jour que je serais aux yeux de l'humanité qui je suis vraiment, mais cela me parait compliqué. J'ai accepté cette situation. 

Et vous, ressentez-vous la même chose ? 

mercredi 13 septembre 2017

Réflexion (chap 2: L'imagination et la perception)

Bonjour. 

Voici cette semaine le deuxième chapitre de Réflexion, qui traite de l'imagination et de la perception, deux notions étroitement liées et fondamentales pour clarifier la validité de n'importe qu'elle création, en particulier ce texte...

            L’imagination est la seule limite à la compréhension et à la réflexion pour l’homme.
            On pense cependant que l’imagination est infinie. C’est faux ! Elle est au contraire la barrière qui nous empêche de réfléchir à des sujets abstraits. Elle est l’unique rempart à la compréhension de notre univers.
            En effet, elle est bridée par notre éducation. Mais aussi par nos sens. Car nous pouvons observer notre monde que part la vue, l’odorat, l’ouïe, le goût et le toucher. Nous ne pouvons l’analyser que part ces 5 sens. Il nous est impossible de percevoir notre univers autrement que part ces 5 sens. Seulement 5. Notre imagination est donc elle aussi restreinte par ces 5 sensations.
            Notre imagination est inextricablement liée à notre perception. Nous ne pouvons pas imaginer ce que nous ne pouvons pas percevoir. Nous ne pouvons qu’imaginer des couleurs (vue), des formes (toucher), des odeurs (odorat), des sons (ouïe) et des goûts (goût). Nous ne pouvons pas imaginer autre chose, car notre imagination n’est que le reflet de notre perception du monde. Elle est bridée par nos sens. Nous ne pouvons comprendre ce monde qu’à travers ces 5 sens. Mais sont-ils suffisant pour comprendre notre monde ?
            Je pense que non. Cependant, nous n’avons que ces 5 sens, il nous est impossible de percevoir notre monde autrement. Imaginer d’autres sens, et une autre perception du monde, nous est impossible. Cependant, on peut les constater. Deux exemples me viennent à l’esprit.
Les baleines ont un sens supplémentaire. Celui des ondes. Elles peuvent envoyer des ondes, et percevoir leurs échos pour avoir une idée du milieu qui l’entoure. Mais pour nous, comment imaginer la sensation que ressent la baleine quand elle perçoit ces ondes ?  Seulement en le transposant avec nos propres sens. Notre imagination ne peut pas s’affranchir de ces sens. Un autre exemple montre encore mieux ce phénomène.
La fleur qui  « suit » le soleil lors d’une journée, de façon à avoir toujours ses pétales le mieux exposées au soleil. Pour arriver à cela, elle doit percevoir le soleil. Mais comment se représenter cette sensation ? C’est impossible. Pourtant, ce sens existe, pour la fleur. Elle perçoit le soleil. Elle a donc une compréhension du monde différent du notre.
Donc nous ne pouvons pas imaginer quelque chose d’abstrait, car nos sens ne le permettent pas. Cependant, une solution existe : il suffit de transposer l’abstrait en quelque chose qu’on pourrait percevoir. De se modéliser les molécules grâce à des formes, de voir les mathématiques grâce à des couleurs, et de s’imaginer l’inimaginable en le transposant en quelque chose de perceptible. Un don que certains reçoivent. Un don qui s’appelle la synesthésie. Un don que j’ai reçu.
Cependant, il est peut-être possible pour certains d’acquérir ce don en s’exerçant. J’espère que c’est possible. Même si je n’ai pas eu besoin de le faire.
Mais même avec cette faculté, est-il possible de percevoir l’intégralité de notre univers ? J’en doute…
L’Homme a toujours voulut comprendre de quoi était fait l’univers. De matière. De molécules. D’atomes. De particules élémentaires. D’énergies. Mais toutes ces choses, même abstraites, ne sont que ce que l’Homme a pu comprendre grâce à son imagination bridée par sa perception. Même si il a réussit à percevoir l’abstrait, cet abstrait est lié à la perception. Les mathématiques sont une invention de l’Homme. Ce ne sont qu’un sens de plus que l’Homme s’est donné, mais ce sens ne suffit pas forcément pour comprendre l’intégralité de l’univers. Ce n’est qu’une transposition en quelque chose de perceptible d’un phénomène que l’homme pense universel mais qui en réalité n’existe que par sa perception.
Ainsi, les atomes sont-ils la clé permettant la compréhension globale de l’univers ? La physique et l’étude des énergies peuvent-elles nous permettre de comprendre l’univers ? Non, car ces trois choses ne sont que des reflets de notre perception, qui rendrait notre univers entièrement compréhensible, mais uniquement sous notre perception, notre point de vue. 
Pour comprendre notre univers, il faut au contraire chercher à ne pas le comprendre. A refuser toute logique, toute science relative à notre perception. Ainsi, cette tache impossible devient donc réalisable. Mais en cherchant à le comprendre d’un point de vu philosophique, voir mystique. Il faut trouver une clé permettant d’ouvrir l’antichambre de la compréhension universelle de l’univers. Il faut trouver un sens qui puisse donner au cerveau autre chose que la perception étriquée de l’Homme, et de ces 5 sens.
Même si je sais que cette clé n’existe pas, qu’il est même impossible de l’imaginer, je pense avoir trouvé une solution permettant de mieux comprendre le monde. Je pense avoir trouvé une sensation autre que les 5 sens. Une chose pourtant si évidente, mais si peu utilisé pour l’analyse. Les sentiments. La haine, l’amour, la tristesse, la joie, la peur, la confiance… Tous les sentiments sont les clés de la compréhension pour l’Homme. Ce sont eux qui analyse notre perception, qui contrôle notre imagination et qui nous permettent de vivre. Sans eux, nous n’existerions pas. Ce sont les éléments essentiels à la réflexion de l’Homme. La couleur d’une peau, l’odeur d’un parfum, la forme et la texture d’une chevelure, le son d’une voix et le goût des lèvres d’une personne n’auraient aucun sens si l’amour ne venait donner à l’humain une compréhension du monde que sa perception seule n’arriverait pas à expliquer.
Ainsi, la clé de l’imagination est ce 6e sens permettant d’analyser et de comprendre les 5 autres.

Maintenant que le problème de l’imagination et de la perception est réglé, abordons d’autres sujets pour nous permettre d’avancer dans notre but de compréhension de l’univers. 

Ici  encore, le texte est suffisamment clair pour que je n'ai pas à le développer. Les idées développées sur la perception sont toujours très importantes et puissantes pour moi. L'idée de ressentir pour comprendre, de mêler réflexion et sensations (voir sentiments) est essentielle dans la construction de ma pensée philosophique, très influencée par la perception particulière du monde que j'ai grâce à ma synesthésie. 

La seule critique que je ferais de ce texte est un changement d'opinion que j'ai eu par rapport aux Mathématiques, qui ont pris une place de plus en plus importante dans ma vie et mon esprit. Pour moi, ce sont le langage de l'univers, son code, ou du moins le traducteur entre l'Homme et l'univers, l'existence. Ils méritent une intense et profonde réflexion que d'autres ont surement déjà mené. En effet, comment une création de l'Homme peut-elle être intrinsèquement la brique de l'univers, son ciment, son code ? Une réponse facile et élégante serait de dire qu'il s'agit d'une découverte de l'Homme, et non une création... Les symboles n'étant que le langage de quelque chose de plus profond, que l'Homme a découvert en s'aidant d'eux... C'est une idée que je développerais surement plus tard.

Avez-vous un avis sur la question ?

A la semaine prochaine.